En Île-de-France, seize jours de dépassements des seuils de pollution à l’ozone ont été enregistrés cet été, le nombre le plus élevé depuis 2003. Selon Airparif, l’organisme local de surveillance de la qualité de l’air, le changement climatique a joué un « rôle majeur » dans la qualité de l’air durant cet été marqué par des vagues de chaleur. Ces épisodes, caractérisés par des canicules, se sont distingués par leur « précocité et une durée inédite », indique le rapport d’Airparif publié le 1er octobre. Ces épisodes ont été provoqués par un ensoleillement intense et des températures élevées, qui transforment certains polluants — souvent issus du trafic routier — en ozone, un gaz nocif pouvant causer des problèmes respiratoires et des crises d’asthme. Si le nombre de jours de pollution à l’ozone a été élevé, Airparif souligne que les niveaux de concentration en ozone ont été moins élevés qu’en 2003. Cet été, la concentration maximale enregistrée s’élevait à 240 microgrammes par mètre cube le 27 juin. À titre de comparaison, lors de la canicule de 2003, la concentration maximale observée avait atteint 282 microgrammes par mètre cube. Cela suggère que, si la fréquence des épisodes de pollution à l’ozone a augmenté, leur intensité pourrait avoir diminué par rapport aux années précédentes. L’été a également été marqué par des incendies de forêt dans la forêt de Fontainebleau, située au sud de l’Île-de-France. Le 14 juillet, 2 000 hectares de forêt ont brûlé, libérant des particules fines dans l’air. Ce jour-là, la station de mesure d’Airparif à Recloses, en Seine-et-Marne — située à environ 5 km des feux —, a enregistré une concentration de particules fines d’environ 400 microgrammes par mètre cube. Il s’agit de la deuxième concentration la plus élevée jamais mesurée par l’organisme, ce qui illustre l’impact significatif de tels événements sur la qualité de l’air local. Les conclusions d’Airparif mettent en lumière la relation complexe entre changement climatique, pollution et santé publique. À mesure que les températures augmentent et que les événements météorologiques extrêmes se multiplient, le défi de préserver une qualité de l’air acceptable devient de plus en plus pressant. Les données de cet été rappellent la nécessité d’un suivi continu et de politiques environnementales efficaces pour protéger la santé des populations.