La NASA affirme que 22 lancements de SpaceX sont nécessaires pour ravitailler Starship en vue de missions lunaires, mais Elon Musk conteste cette estimation.
La NASA estime à 22 le nombre de lancements SpaceX nécessaires
Le comité de sécurité aérospatiale de la NASA a calculé que 22 lancements de SpaceX seraient nécessaires pour ravitailler en carburant le véhicule lunaire Starship en orbite terrestre basse, une hausse notable par rapport aux estimations précédentes.Elon Musk conteste cette estimation
Elon Musk, fondateur de SpaceX, juge ce chiffre excessivement pessimiste. Selon lui, il ne tient pas compte des capacités futures de l'entreprise ni des progrès technologiques à venir.Le programme Artemis IV face à un défi logistique
Le nombre de lancements proposé représente un défi pour le programme Artemis IV, qui vise à renvoyer des êtres humains sur la Lune. Il nécessiterait en effet un effort logistique considérable pour assurer un si grand nombre de missions de ravitaillement.Une estimation en hausse depuis trois ans
L'estimation est passée de neuf à douze lancements en 2023 à la projection actuelle de 22, ce qui reflète l'évolution des performances et de l'efficacité du lanceur Starship au fil du temps.L'efficacité du transfert de carburant détermine le nombre de lancements
Chaque mission de ravitaillement ne transporte actuellement qu'une fraction des ergols nécessaires. Le nombre de lancements dépend donc de l'efficacité de chaque transfert, sachant que l'évaporation du carburant cryogénique en orbite n'est pas encore entièrement comprise.SpaceX prévoit de tester le transfert cryogénique en 2027
SpaceX prévoit de commencer à tester le transfert de carburant cryogénique entre deux vaisseaux au début de 2027. Cette manœuvre n'a jamais été réalisée avec succès en vol entre deux engins spatiaux.Les missions Apollo utilisaient des carburants stables
Les missions Apollo, qui ont conduit des astronautes sur la Lune dans les années 1960 et 1970, utilisaient des ergols hypergoliques, stables à température ambiante, contrairement aux carburants cryogéniques employés par Starship.