Le Ghana cherche à mobiliser davantage de fonds, tant dans le secteur public que privé, pour moderniser ses systèmes d’approvisionnement en eau, alors que le pays fait face à des besoins croissants en investissements et à des budgets gouvernementaux serrés. Pour relever ces défis, le pays a élaboré un plan de financement d’une valeur de 4,28 milliards de dollars, destiné à soutenir les projets les plus urgents du secteur de l’eau. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du Programme national d’investissement dans l’eau, qui vise à renforcer les infrastructures hydriques afin qu’elles résistent mieux aux effets du changement climatique. Le programme se concentre également sur l’identification des projets prioritaires, la planification de leur mise en œuvre et la recherche de financements auprès de diverses sources. Pour atteindre l’accès universel à une eau propre d’ici 2030, le Ghana estime avoir besoin d’environ 1,7 milliard de dollars par an. Cependant, le gouvernement dispose de peu de marge de manœuvre pour financer seul ces projets, en raison d’un endettement public élevé et d’une flexibilité budgétaire limitée. Dans ce contexte, la Commission des ressources en eau (WRC) promeut une approche combinant financements publics, prêts à conditions avantageuses, investissements privés et financements liés au climat. Cette stratégie s’inscrit dans une démarche plus large visant à améliorer l’accès aux financements climatiques internationaux, qui peuvent soutenir des projets atténuant les impacts du changement climatique. En février 2026, le Ghana a lancé un programme de 600 000 dollars, soutenu par le Fonds vert pour le climat (GCF), pour renforcer la capacité du pays à préparer et mettre en œuvre des projets hydriques capables d’attirer des fonds supplémentaires. Cette initiative vise à développer les compétences locales et à garantir que les projets respectent les normes et exigences internationales pour obtenir des financements. Parallèlement, le Plan de développement à moyen terme 2026-2029 prévoit un programme de 22,34 milliards de cedis (1,8 milliard de dollars) axé sur l’amélioration des infrastructures hydriques urbaines. Ce plan ambitionne d’augmenter de 14 % d’ici 2029 la part de la population ayant accès à une source d’eau de base. Plusieurs projets clés sont prévus dans des villes comme Keta, Damongo, Tamale, Yendi et Techiman. Ces chantiers devraient améliorer l’accès à une eau propre et contribuer au développement de systèmes hydriques plus résilients. En combinant différentes sources de financement et en ciblant des priorités stratégiques, le Ghana espère progresser vers ses objectifs à long terme en matière d’accès à l’eau, tout en construisant des infrastructures capables de faire face aux défis croissants posés par le changement climatique.