En août 2026, une rencontre inhabituelle d’au moins 500 requins-marteaux a été observée dans des eaux peu profondes près de l’île de Ré, une destination prisée des surfeurs. Le phénomène a d’abord été signalé par des surfeurs près de Portes-en-Ré, qui ont alerté le photographe et professeur de voile Gaël Contal. En investiguant, Contal a découvert un grand nombre de requins dans l’eau, estimant que s’il en voyait un, c’était déjà significatif, mais le nombre réel était « vraiment fou ». À l’aide d’un drone, il a capturé des images aériennes des squales, analysées ensuite par l’Association pour l’étude et la conservation des élasmobranches (Apecs). Éric Stéphan, biologiste marin et coordinateur de l’association, a estimé à au moins 500 le nombre d’individus visibles sur les clichés, bien que ce chiffre reste une estimation basée sur un seul photographe et non un recensement exhaustif.
Les requins sont restés dans la zone pendant cinq jours, se déplaçant le long d’une bande côtière de 500 mètres de long et à 100 mètres au large, parfois dans des eaux si peu profondes que leur dos affleurait. Les spécimens mesuraient entre 1 et 2 mètres et étaient décrits comme relativement inoffensifs pour l’homme. Des témoins, dont des surfeurs et des sauveteurs, ont confirmé le phénomène, bien que sa cause reste indéterminée. Cet événement n’est pas isolé : une occurrence similaire avait été rapportée l’été précédent sur les plages de Lizay et de Grand-Marchais, et un incident plus ancien avait impliqué un groupe de requins coincés dans une écluse à poissons à Sainte-Marie-de-Ré.
L’Apecs, qui mène un programme de marquage depuis 2018, a souligné qu’un tel rassemblement n’avait jamais été observé ni signalé dans les eaux françaises. Le requin-marteau, classé en danger critique d’extinction à l’échelle mondiale par l’UICN en 2020 et vulnérable en Europe et en Méditerranée, est protégé par des accords internationaux. L’espèce est considérée comme extrêmement vulnérable en raison de sa maturité sexuelle tardive et de sa faible fécondité, ce qui rend la reconstitution des populations difficile. Les scientifiques manquent de données visuelles suffisantes sur l’espèce, s’appuyant largement sur les programmes de marquage.
Trois hypothèses ont été avancées pour expliquer ce rassemblement : la recherche de nourriture, la reproduction ou la tranquillité du lieu. L’hypothèse alimentaire semble moins convaincante, les requins-marteaux n’étant généralement pas connus pour vivre en groupe. Celle de la reproduction reste plausible, bien que le ratio des sexes dans ce groupe soit inconnu. L’hypothèse de la tranquillité du site est plus plausible, la plage ayant été inaccessible pendant 15 jours en raison d’un risque d’incendie, réduisant potentiellement l’activité humaine. Les requins ont fini par se disperser aussi discrètement qu’ils étaient apparus.
L’Apecs prévoit d’étudier plus en détail les eaux de Charente-Maritime dans les mois à venir et encourage le public à signaler les observations de requins via un formulaire en ligne.
Une assemblée sans précédent de requins martres enregistrée sur la côte française
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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