La France fait passer son programme de chasseur de sixième génération à un effort national après le retrait de l'Allemagne, afin de respecter les échéances de dissuasion nucléaire d'ici les années 2040.
La France cherche de nouveaux partenaires pour son futur avion
La France explore de nouveaux partenariats, éventuellement avec la Suède ou l'Inde, pour développer son avion de combat du futur, à la suite du retrait de l'Allemagne du projet. Ce changement intervient après que l'Allemagne s'est retirée de l'initiative de chasseur-bombardier de sixième génération, un effort mené conjointement avec la France et l'Espagne.La France pourrait poursuivre un développement national
Le plan de performance annuel du programme « Équipements des forces » n'exclut pas la possibilité que la France développe seule le Système de combat aérien du futur (SCAF), ou dans le cadre de nouvelles collaborations internationales. Le plan prévoit de lancer dès 2027 les travaux sur un avion démonstrateur.La ministre confirme un développement national
Catherine Vautrin, ministre des Armées, a confirmé lors d'une audition parlementaire que la France a décidé de poursuivre le développement de l'avion de combat du futur (ACF) à l'échelle nationale. L'objectif est de garantir que l'appareil soit opérationnel au début des années 2040 et de réutiliser les travaux existants sans gaspiller de ressources.L'ACF remplacera le projet abandonné
L'ACF doit éviter le sort d'un projet similaire lancé en 1975, qui avait été abandonné et visait à produire un avion « Super Mirage ». Le nouveau projet reprendra des technologies issues du standard F5 du Rafale, notamment en matière de propulsion et de systèmes de missiles, afin de répondre aux besoins militaires actuels et futurs.La France pourrait malgré tout envisager une coopération internationale
Le général Jérôme Bellanger, chef d'état-major de l'armée de l'air et de l'espace, a déclaré que, si la France se concentre sur le développement national de l'ACF, une coopération avec d'autres pays reste possible, sans toutefois être au cœur du développement principal du projet.L'ACF doit soutenir la dissuasion nucléaire
L'ACF doit être opérationnel d'ici 2040 pour remplir des missions conventionnelles et pourra emporter le missile à capacité nucléaire ASN4G à partir de 2050. Ce calendrier est crucial pour préserver les capacités de dissuasion nucléaire de la France.Les composantes du SCAF se poursuivent malgré le changement d'avion
Si l'accent est désormais mis différemment sur l'avion, les travaux sur d'autres éléments du projet SCAF, tels que les drones, la connectivité et les systèmes de combat, se poursuivront. Le général Bellanger a souligné l'importance de l'interopérabilité afin que les efforts militaires de la France soient coordonnés plutôt qu'isolés.