Les zones mortes—ces zones océaniques où les niveaux d’oxygène sont si bas que la vie marine ne peut y survivre—s’étendent et se multiplient. Ces zones sont principalement causées par les activités humaines, comme le ruissellement agricole et le rejet d’eaux usées, qui introduisent des nutriments en excès dans les écosystèmes aquatiques. Ces nutriments, principalement du phosphore et de l’azote, déclenchent un processus appelé eutrophisation, où les algues prolifèrent rapidement. Lorsque ces algues meurent et se décomposent, elles consomment l’oxygène, créant des conditions hypoxiques ou anoxiques mortelles pour les organismes marins.
Le bassin du Lincoln Memorial, une étendue d’eau artificielle à Washington, D.C., a connu un problème similaire avant les célébrations du 250e anniversaire de la Déclaration d’indépendance américaine. Malgré un nettoyage approfondi, l’eau est devenue verte en raison d’une prolifération d’algues. Pour y remédier, des ingénieurs ont installé un générateur de nanobulles d’ozone, une technologie qui produit des bulles de gaz extrêmement petites à partir d’ozone. Contrairement aux bulles classiques, qui remontent et éclatent rapidement, ces nanobulles restent en suspension dans l’eau beaucoup plus longtemps. L’ozone, un oxydant puissant, décompose les algues et la matière organique, aidant à restaurer la clarté de l’eau.
Cependant, l’efficacité de tels traitements dépend des caractéristiques spécifiques du plan d’eau. Le bassin du Lincoln Memorial est artificiel, peu profond et doté d’un fond dur, ce qui le rend plus facile à gérer qu’un lac naturel. L’eau doit être constamment recirculée, et le traitement doit être maintenu dans le temps. L’ozone, bien qu’efficace dans ce contexte, n’est pas sélectif : il attaque tous les organismes, ce qui pourrait poser problème dans les écosystèmes naturels où la préservation de la biodiversité est une priorité.
Le problème plus large de l’appauvrissement en oxygène dans les océans du monde s’aggrave, en particulier près des côtes, et est lié au changement climatique. Un rapport de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) souligne la baisse alarmante des niveaux d’oxygène, qui menace la vie marine et les populations qui en dépendent. Dans les milieux naturels, le cycle de libération des nutriments et de croissance des algues peut créer une boucle auto-entretenue menant à des zones mortes. Résoudre ce problème exige plus que l’ajout d’oxygène dans l’eau : il faut le délivrer avec précision dans la couche de sédiments où ces processus se produisent.
Des technologies comme les nanobulles de volume et les nanobulles d’oxygène interfaciales sont à l’étude pour améliorer l’oxygénation. Si les nanobulles de volume fonctionnent bien dans des environnements contrôlés comme l’aquaculture ou le traitement des eaux usées, elles nécessitent une recirculation mécanique constante et peuvent être énergivores. Les nanobulles d’oxygène interfaciales, en revanche, utilisent des matériaux poreux pour délivrer l’oxygène directement aux sédiments, réduisant ainsi la consommation d’énergie et les perturbations écologiques. Toutefois, ces solutions restent complexes et coûteuses, notamment dans de vastes étendues d’eau vulnérables comme la mer Baltique, où les conditions naturelles rendent l’oxygénation encore plus difficile.
En définitive, aucune technologie ne peut totalement contrer les effets de la pollution par les nutriments si les causes profondes—comme le ruissellement des engrais et le rejet des eaux usées—ne sont pas traitées. Les experts soulignent qu’une stratégie globale doit inclure l’élimination des nutriments de l’eau, la stabilisation des sédiments et l’oxygénation minutieuse des couches inférieures. Si les solutions artificielles peuvent apporter un soulagement temporaire, la réponse à long terme réside dans des pratiques durables qui empêchent l’aggravation du problème dès son origine.
Les zones mortes océaniques s'étendent à mesure que les activités humaines intensifient leur impact environnemental
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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