Nouveau dispositif de soutien aux diabétiques en cours d'examen

Un projet de dispositif de soutien destiné aux patients atteints de diabète de type 2, impliquant les pharmaciens, est en préparation depuis près d'un an. La Caisse nationale de l'assurance maladie a élaboré les outils de cette initiative et les a soumis à la Haute Autorité de santé (HAS) pour évaluation cet été.

Cadre des consultations

Le dispositif s'adresse aux adultes traités par un médicament contre le diabète depuis au moins six mois. Il vise à améliorer la compréhension de leur maladie par les patients, à favoriser le suivi de leur traitement et à sensibiliser à la prise en charge globale.

Organisation des consultations

Le dispositif comprend trois consultations. La première est un bilan initial destiné à recueillir des informations générales et à identifier les priorités. Les deux autres sont thématiques et sont choisies parmi sept sujets, tels que la compréhension de la maladie, la connaissance du traitement, l'observance et l'activité physique.

Outils destinés aux consultations pharmaceutiques

Les pharmaciens doivent utiliser des outils spécifiques élaborés par la Caisse nationale de l'assurance maladie et ses partenaires. Ces outils s'inspirent de dispositifs de consultation pharmaceutique existants et comprennent un guide d'accompagnement du patient ainsi qu'une fiche de suivi permettant de consigner les échanges avec les patients.

La HAS valide mais demande des modifications

La HAS a validé le cadre général du dispositif proposé, mais a demandé plusieurs révisions à partir des contributions de différentes parties prenantes. Elle a insisté sur la nécessité de couvrir les sept thèmes à travers les trois consultations, et non seulement deux.

Distinguer les rôles des pharmaciens

La HAS recommande de séparer clairement les tâches relevant de l'expertise des pharmaciens de celles généralement assurées par d'autres professionnels de santé. Il s'agit notamment d'éviter les tâches telles que le contrôle de lésions cutanées ou le dépistage de l'apnée du sommeil, qui sortent du champ habituel de compétence du pharmacien.

Langage et santé mentale

L'autorité suggère d'adopter un langage plus collaboratif, par exemple de remplacer « observance » par « observance du traitement ». Elle souligne également l'importance de prendre en compte la santé mentale des patients, notamment en dépistant l'anxiété et la dépression liées au diabète, et d'examiner les répercussions sur leur travail ou leurs conditions de vie.

Prochaines étapes et calendrier

Une fois les documents révisés finalisés, les syndicats de pharmaciens et la Caisse nationale de l'assurance maladie devront déterminer les modalités de rémunération de ces services. La HAS espère que le dispositif sera opérationnel dans les pharmacies d'ici début 2027.