Les prix des matières premières agricoles bio sur le marché physique français sont en hausse, notamment pour les céréales et oléagineux bio au cours des quinze derniers jours. Les tourteaux de colza bio et de tournesol bio ont vu leurs prix baisser, en raison de l’évolution des récoltes, les stocks résiduels de l’année dernière étant remplacés par les nouvelles récoltes. Le prix moyen de la farine de blé bio a continué d’augmenter au cours des deux dernières semaines, malgré une récolte française de blé en 2026 légèrement inférieure en volume à celle de l’année précédente. Cependant, le blé de cette année présente une bonne teneur en protéines et un potentiel à l’export. L’Allemagne recherche de la farine de blé bio avec des teneurs en protéines comprises entre 11 % et 11,5 %, qu’elle ne trouve ni sur son sol ni à l’étranger, ce qui pousse les meuniers allemands à relever leurs offres de prix pour le blé panifiable bio de qualité, passant de 350-365 €/t à 380-390 €/t.
Le blé fourrager bio est très demandé, les prix étant tirés par une forte demande des pays scandinaves, où les acheteurs sont prêts à payer des prix élevés. Les fabricants d’aliments pour animaux importent du blé fourrager bio, principalement en provenance de pays d’Europe de l’Est comme la Roumanie, la Pologne et l’Ukraine, ainsi que d’Italie. Du blé bio à haute teneur en protéines (13 %) en provenance du Kazakhstan arrive dans les ports néerlandais via les pays baltes. Les importations de maïs bio se poursuivent, le prix moyen du maïs bio sur le marché physique français ayant augmenté depuis le 23 septembre, la nouvelle récolte s’avérant globalement médiocre. Le maïs de l’ancienne récolte n’est plus coté en raison d’un manque d’offre disponible. Le maïs bio italien est le moins cher, autour de 370 €/t sur le marché intérieur, contre 420-430 €/t en Allemagne ou 420-450 €/t en France.
En Pologne, la première partie de la récolte a été meilleure que prévu, contrairement aux premiers résultats en France et dans le sud de l’Allemagne, qui sont médiocres. Le prix moyen de l’orge fourragère bio s’est stabilisé sur le marché physique français au cours des quinze derniers jours, la récolte française étant légèrement inférieure à celle de l’an dernier mais restant satisfaisante et plus disponible que le blé fourrager bio et le triticale bio. Les prix ne devraient guère baisser ou augmenter significativement en raison du déclassement de lots d’orge de brasserie bio en qualité fourragère, la demande des malteries ayant reculé sous l’effet d’un marché de la bière en contraction. Le prix moyen du triticale bio est resté stable sur le marché physique français, où il est utilisé comme complément au blé fourrager bio dans les formulations d’aliments pour animaux.
Contrairement à l’avoine bio, qui n’entre que marginalement dans l’alimentation animale, la récolte d’épeautre bio de gros calibre est bonne cette année, tandis que celle de petit épeautre est médiocre. Les prix de l’épeautre bio restent très fermes et fluctuent selon les conditions du marché. Les productions de tournesol bio et de soja bio sont en chute libre, avec une baisse projetée d’environ 40 % de la production de tournesol bio et de soja bio d’une année sur l’autre. Les agriculteurs et les organismes stockeurs attendent de mieux connaître les volumes et les qualités disponibles avant de s’engager sur un marché prudent. Les acheteurs varient leurs demandes en fonction de leur niveau de couverture. Des importations de graines de soja en provenance d’Europe de l’Est et d’Italie sont signalées, cette dernière ayant réalisé une excellente récolte.
Dans le sud de la France, seules les cultures irriguées ont réussi à survivre, les champs secs ayant été fortement touchés. Les prix du colza bio et, dans une moindre mesure, de la graine de tournesol bio ont augmenté sur le marché physique français au cours des deux dernières semaines, tandis que le prix de la graine de soja bio est resté stable. Les prix des tourteaux de colza bio et de tournesol bio sont en baisse par rapport à la campagne précédente, les premières cotations des tourteaux de colza bio et de tournesol bio de la nouvelle récolte étant inférieures aux prix résiduels de l’ancienne récolte. Les prix du tourteau de tournesol bio ont chuté de 10 €/t à 20 €/t, tandis que ceux du tourteau de colza bio ont baissé de 45 €/t à 50 €/t, la nouvelle récolte étant plus abondante.
Le prix moyen du tourteau de soja bio de l’ancienne récolte n’a pas changé. Pour la nouvelle récolte, les prix fluctuent sur un marché peu actif. Seul le vesce fourragère bio entre dans l’alimentation animale, le prix moyen du vesce fourragère bio sur le marché physique français ayant augmenté au cours des quinze derniers jours, tandis que celui du pois fourrager bio n’a pas changé. Les prix du vesce fourragère bio sont plus élevés que ceux enregistrés lors de la campagne de commercialisation précédente, en raison d’un volume récolté inférieur à celui de l’année dernière. Les fabricants d’aliments pour animaux n’ont pas de besoins considérables pendant la période d’octobre à décembre. Pour le pois fourrager bio, la disponibilité est moindre que pour le vesce fourragère bio, ce qui explique son absence dans les formulations des fabricants. Dans le cas de la luzerne bio, un contexte de pénurie est constaté, avec des importations coûteuses.
Les prix des produits agricoles bio augmentent en France en raison de contraintes d'approvisionnement et de changements de la demande
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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Sources d'origine :
- 🇫🇷Réussir



