Les dégâts sur la culture de colza conduisent au re-semis

Après la destruction d'une culture de colza, les agriculteurs peuvent resemer dès l'automne. Toutefois, l'utilisation de certains herbicides peut présenter un risque pour la nouvelle culture.

Les risques liés aux herbicides varient selon le type et l'usage

Si un herbicide a été appliqué avant le semis du colza, il peut limiter la possibilité de semer des céréales d'hiver par la suite. Certains herbicides peuvent provoquer une phytotoxicité, c'est-à-dire un effet néfaste sur la croissance des plantes, et le risque dépend de l'herbicide spécifique utilisé.

La persistance des herbicides influence le re-semis

La persistance des herbicides dans le sol dépend des substances actives, de la quantité appliquée et du temps écoulé depuis leur application. Les herbicides à action racinaire utilisés avant le semis ou pendant la levée du colza demandent une attention particulière.

Certains herbicides font l'objet de restrictions spécifiques

Par exemple, l'herbicide Alabama, qui contient du metazachlore, du quinmerac et du diméthachlore, peut permettre de semer certaines cultures, comme les pois d'hiver ou la vesce, après un labour profond. En revanche, les céréales fourragères peuvent nécessiter un délai de 120 jours après l'application.

Les conditions climatiques influencent la dégradation des herbicides

Les conditions du sol, notamment la température, l'humidité et l'activité biologique, déterminent la vitesse de dégradation des herbicides. La sécheresse peut ralentir ce processus, rendant les herbicides plus persistants dans le sol.

L'état du sol guide les choix de re-semis

Après une sécheresse prolongée, le labour peut aider à diluer les résidus d'herbicides dans le sol, en réduisant leur concentration dans la couche superficielle où les cultures germent. Toutefois, cette opération doit être menée avec prudence, en fonction de l'état actuel du sol.