Des champs de betteraves touchés par une grave pourriture

Les champs de betteraves de la région souffrent d'une grave pourriture causée par le champignon Rhizopus, qui a atteint cette année un niveau sans précédent. Cette infestation a été aggravée par une série de vagues de chaleur et un manque d'eau important, rendant de nombreux champs non récoltables.

Une propagation sur l'ensemble de la zone de production du sud

Au 20 octobre, près de 36 % des champs de betteraves sont touchés, avec une gravité allant de quelques pour cent à 70 % de la surface atteinte, soit une moyenne d'environ 11 %. La moitié sud de la zone de production est la plus touchée, contrairement aux grandes épidémies précédentes en France en 2003 et 2006, qui s'étaient concentrées dans la région de la Côte-d'Or.

Deux méthodes recommandées pour détruire les betteraves touchées

Pour faire face au problème, l'Institut technique de la betterave (ITB) propose deux grandes stratégies pour détruire les champs de betteraves non récoltables. La première consiste en une méthode mécanique à l'aide d'un outil à disques, en un ou deux passages, le premier étant très superficiel et le second plus profond, mais pas trop afin d'éviter de remonter les betteraves.

L'application de glyphosate comme alternative

Sinon, un passage d'herbicide à base de glyphosate est recommandé, avec des produits spécifiques tels que Roundup Dynamic, Roundup Ultimate et Roundup Future, autorisés à cet effet. Ces produits sont à base de glyphosate à 500 g/l et peuvent être utilisés que le labour ait été effectué ou non avant l'application.

Considérations particulières pour les champs de betteraves Conviso Smart

Pour les champs de betteraves Conviso Smart, l'ITB recommande spécifiquement l'utilisation du glyphosate pour la destruction. Si des repousses sont présentes, le programme de désherbage de la culture suivante doit inclure un herbicide appartenant à un groupe HRAC différent des inhibiteurs de l'ALS, afin d'éviter les problèmes de résistance.

Mises en garde supplémentaires sur les risques pour les cultures

L'ITB met également en garde contre le fait que les résidus de betteraves abondants dans les champs augmentent le risque d'attaques de la cécidomyie orange du blé, en particulier sur les cultures semées tardivement. Pour limiter ce risque, un traitement de semences approprié est recommandé, comme l'indique Ghislain Malatesta.