Un rapport de l’Anses, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, révèle que certains ingrédients chimiques présents dans les crèmes solaires pourraient nuire aux récifs coralliens des territoires français d’outre-mer, dont la Guadeloupe, la Martinique, La Réunion et Mayotte. L’Anses a analysé 53 substances chimiques couramment utilisées dans les produits solaires de ces régions, et 26 d’entre elles ont été identifiées comme présentant un risque avéré pour les récifs coralliens. Cinq de ces substances – l’oxybenzone, l’octinoxate et l’octocrylène – ont été particulièrement pointées du doigt pour leur capacité à perturber la reproduction des coraux et à fragiliser leur structure squelettique. Ces composés figurent parmi les filtres UV les plus répandus dans les crèmes solaires commerciales.
La France abrite environ 10 % des récifs coralliens mondiaux, grâce à ses territoires d’outre-mer, ce qui en fait un acteur clé de la préservation de ces écosystèmes. Le rapport explique que ces filtres chimiques, conçus pour protéger la peau humaine des rayons UV, peuvent perturber les cycles reproductifs des coraux, affaiblir leurs squelettes à base de calcium et accélérer le phénomène de blanchissement des coraux, pouvant entraîner la mort des écosystèmes coralliens. Contrairement à d’autres destinations touristiques, comme Hawaï, Palau, la Thaïlande ou le Mexique, qui ont déjà interdit les crèmes solaires contenant de l’oxybenzone et de l’octinoxate, la France n’a pas encore instauré d’interdiction claire de ces substances.
Les conclusions de l’Anses s’appuient sur des données de terrain recueillies directement dans les territoires français d’outre-mer concernés. Ces régions, bien que dotées de caractéristiques écologiques distinctes, partagent un défi commun : une forte activité touristique concentrée sur les zones côtières, où les récifs coralliens sont particulièrement vulnérables. Le rapport souligne également que les coraux subissent une multitude de pressions environnementales, et que la pollution liée aux activités balnéaires n’en est qu’une composante parmi d’autres.
Des alternatives aux crèmes solaires chimiques existent, comme les produits minéraux à base d’oxyde de zinc ou de dioxyde de titane non nanoparticulaire, le port de vêtements anti-UV ou le fait de rechercher l’ombre. Ces solutions permettent de protéger à la fois la peau humaine et les récifs coralliens. La France s’est fixé des objectifs ambitieux pour préserver ses récifs coralliens, dont une cible de 75 % protégés d’ici 2021 et 100 % d’ici 2025. Toutefois, ces ambitions semblent en contradiction avec l’absence d’une interdiction claire des substances nocives identifiées dans le rapport de l’Anses.
Les écrans solaires chimiques représentent un risque pour les récifs coralliens des territoires français d'outre-mer
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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