Stéphanie Rist n’a pas pu assister à l’événement de La Baule, où la CSMF (Confédération des Syndicats de Médecins Libéraux) s’est réunie début octobre pour ses 32es universités. Elle est restée à Paris pour finaliser le budget de la Sécurité sociale. Malgré son absence, elle a envoyé un message vidéo de soutien aux participants. Environ 200 médecins étaient présents dans l’amphithéâtre du Palais des congrès baulois pour cette rencontre. Les congressistes ont probablement été surpris par l’annonce, la veille, d’un recul projeté de seulement 1 % de la population vivant en ville d’ici 2025, une baisse significative par rapport aux niveaux actuels.
L’événement a été marqué par la présentation de deux documents clés : le Livre blanc Construire la médecine libérale de demain et le Manifeste pour une médecine libérale forte, innovante, responsable et solidaire. Ces textes reflètent des recherches approfondies et des perspectives visionnaires sur le rôle de la médecine libérale dans le système de santé français. La question centrale du Livre blanc est la suivante : à quoi ressemblera la médecine libérale dans dix ans ? La CSMF souligne que les évolutions démographiques en France seront l’un des facteurs les plus déterminants pour l’avenir. Le vieillissement de la population, selon le syndicat, modifiera davantage la nature des besoins de santé que leur volume, conduisant à un système de santé axé sur « une médecine de parcours, de continuité et de pertinence », où médecins généralistes et spécialistes seront considérés comme deux maillons d’une même chaîne de valeur médicale.
La CSMF insiste sur l’importance d’anticiper dès maintenant ces changements démographiques. Elle plaide pour une vision claire de chaque spécialité médicale et de chaque région, avec une perspective à long terme d’au moins dix ans. Cela implique la création d’un observatoire spécifique intégrant des données sur les activités privées et hospitalières, les plateaux techniques, l’évolution des effectifs et des internes formés par département et par spécialité. Le Livre blanc demande également que la médecine libérale joue un rôle significatif dans les instances qui déterminent l’accès aux soins au niveau départemental.
S’agissant de l’évolution des différents métiers de santé, la CSMF reconnaît les transformations en cours, mais souligne que la coopération ne doit pas se muer en substitution. Le Livre blanc met aussi en avant la nécessité de faire de la prévention le pilier de la politique de santé. Il défend l’idée que la prévention doit disposer de son propre modèle économique, réalisable uniquement grâce à une stratégie pluriannuelle de prévention dotée d’objectifs définis, d’indicateurs mesurables, d’un contrôle scientifique et d’un financement spécifique. Le Dr Franck Devulder, président de la CSMF, a résumé cette semaine dans le journal Le Quotidien : « Il nous faut une loi de programmation sanitaire, comme il en existe pour la justice ou l’armée. » Il a ajouté : « On n’avance pas sans boussole. »
La CSMF esquisse sa vision du rôle de la médecine privée dans l'avenir des soins en France
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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