L’Afrique dispose de ressources abondantes en énergie éolienne, mais leur exploitation reste actuellement limitée. De nouvelles données du Conseil mondial de l’énergie éolienne (GWEC) mettent en lumière l’écart important entre ce potentiel et les capacités réellement développées sur le continent. À la fin de l’année 2025, l’Afrique comptait 11,1 gigawatts (GW) de capacité éolienne terrestre installée, ce qui ne représente que 0,02 % de son potentiel technique théorique estimé à 58 400 GW. Ces chiffres ont été présentés par Juliana Kainga, directrice d’Africa WindPower, au GWEC le mercredi 7 octobre, lors de la conférence Windaba 2026 organisée au Cap, en Afrique du Sud. Le niveau actuel des capacités installées reste très faible comparé à ce potentiel, qui, bien que théorique, indique les possibilités considérables de développement de l’énergie éolienne en Afrique. Le potentiel de l’énergie éolienne en Afrique est d’autant plus prometteur que le continent fait face à des besoins électriques substantiels. Selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), près de 600 millions d’Africains n’avaient toujours pas accès à l’électricité en 2025, tandis que la croissance démographique et le développement des activités industrielles devraient continuer à faire augmenter la demande. Le GWEC recense actuellement 259 projets éoliens prévus en Afrique, représentant une capacité cumulée de 186 GW, soit près de 17 fois la capacité installée. Toutefois, leur réalisation reste incertaine et dépend, entre autres, des conditions de financement et de la connexion au réseau. Selon le GWEC, 85 % des projets enregistrés sont situés en Afrique du Sud, en Égypte et au Maroc, alors que ces trois pays ne représentent ensemble que moins de 10 % du potentiel éolien du continent. À l’inverse, l’Algérie, la Libye et le Soudan, qui disposent des plus grands potentiels, n’ont installé que moins de 200 MW. Le développement de nouveaux marchés dépendra donc de leur capacité à attirer des investissements privés et à sécuriser des contrats d’achat d’électricité. Autre actualité : Abdoullah Diop FIS-RDC signe un accord pour cofinancer une ligne électrique de 300 millions de dollars. La République démocratique du Congo (RDC) importe déjà une partie de son électricité de sa région minière via le Réseau interconnecté d’Afrique australe, dont les approvisionnements ont été… Pendant ce temps, au Togo, la Compagnie d’électricité du Togo (CEET) met en garde contre d’éventuelles perturbations jusqu’au 22 octobre. Le Togo s’appuie en partie sur le gaz naturel nigérian transporté par gazoduc pour faire fonctionner ses centrales thermiques et importe également une part importante de… Le Togo vise 3,7 milliards de dollars de recettes fiscales d’ici 2031. Depuis 2024, le pays met en œuvre un programme soutenu par le Fonds monétaire international (FMI) qui fait de l’augmentation des recettes un axe central de sa consolidation budgétaire. Le défi… Dans le domaine des arts, l’art d’Acogny et Maqoma explore la réparation de l’histoire et de la mémoire à travers la danse. Deux artistes de générations différentes, une pionnière et un héritier, qui fusionnent les émotions et animent les corps comme expression… À Djibouti, Godoria : l’oasis verte au cœur du désert djiboutien révèle un spectacle naturel époustouflant à l’extrémité nord-est du pays, face au détroit stratégique de Bab-el-Mandeb. Alors que les terres djiboutiennes…