Le **Fonds monétaire international (FMI)** et la **Banque mondiale** tiennent leurs réunions annuelles à Bangkok du 12 au 18 octobre. La Thaïlande accueille l’événement pour la deuxième fois depuis 1991 et s’attend à plus de 15 000 participants. Deux pays d’Afrique de l’Ouest, le Ghana et le Sénégal, assistent à ces rencontres dans des situations économiques contrastées. Le Ghana a récemment achevé son programme économique soutenu par le FMI, tandis que le Sénégal cherche un nouveau financement après avoir découvert une dette publique auparavant dissimulée.
Le 27 juillet, le conseil d’administration du FMI a finalisé l’examen final du programme économique du Ghana, approuvé en mai 2023. Ce programme prévoyait un soutien de 3 milliards de dollars sur trente-neuf mois. Le dernier examen a permis au Ghana de recevoir environ 371 millions de dollars, portant le total des décaissements à 3 milliards. Le FMI souligne que le risque de surendettement du Ghana est passé au niveau « modéré », deux ans plus tôt que prévu. Le produit intérieur brut (PIB) du pays, qui mesure la valeur totale des biens et services produits, a progressé de 6 % en 2025 et de 6,4 % au premier trimestre 2026. Le Ghana s’est également fixé pour objectif de maintenir sa dette à 45 % du PIB d’ici 2034. Le FMI attribue ces avancées à la hausse des prix des matières premières et à la réussite de la restructuration de la dette. Toutefois, il insiste sur la nécessité de maintenir une discipline budgétaire et l’indépendance de la banque centrale.
Le Sénégal, en revanche, fait face à un défi différent. Le FMI avait suspendu un programme de 1,83 milliard de dollars approuvé en 2023 après avoir découvert d’importantes divergences dans la déclaration de sa dette publique. Le programme comprenait 1,51 milliard de dollars au titre du crédit prolongé et 324 millions pour la résilience et la durabilité. Cependant, la dette auparavant dissimulée s’est avérée dépasser 11 milliards de dollars, portant la dette du secteur public à 132 % du PIB à la fin de 2024. En août, une équipe du FMI s’est rendue à Dakar et a rencontré le président Bassirou Diomaye Faye ainsi que le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, Cheikh Diba. Cela a conduit à un accord technique pour un nouveau prêt de 2,2 milliards de dollars sur trente-six mois. Toutefois, cet accord n’est pas encore définitif et nécessite l’approbation du conseil d’administration et de la direction du FMI. Le Sénégal doit également régler la question des erreurs passées dans la déclaration des données et obtenir des garanties de financement de la part de ses partenaires internationaux.
Les deux pays affichent une croissance économique similaire, mais leurs situations d’endettement sont opposées. Le PIB du Ghana a progressé de 6 % en 2025, tandis que celui du Sénégal a augmenté de 6,7 %, en grande partie grâce à sa première année complète de production pétrolière. Cependant, la croissance du Sénégal en dehors du secteur pétrolier s’est ralentie à 2,2 %. L’inflation au Sénégal est restée faible, à 1,4 %. Le FMI indique que le Ghana est sorti de son programme avec un risque d’endettement réduit, tandis que le Sénégal cherche de nouveaux financements pour stabiliser sa dette. Le gouvernement sénégalais s’est engagé à améliorer la gestion de la dette publique et le contrôle des entreprises publiques. Récemment, l’agence de notation Moody’s a abaissé la note en devises étrangères du Sénégal, passant de Caa1 à Caa2, reflétant les préoccupations quant à ses perspectives économiques.
Les réunions du FMI et de la Banque mondiale soulignent les trajectoires économiques divergentes du Ghana et du Sénégal
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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