Un garçon de 16 ans nommé Maël a été retrouvé assis, les pieds dans une mare de sang. Le 30 septembre 2026, Maël a été grièvement blessé à l’œil lors de manifestations étudiantes à Tours, organisées pour réclamer de meilleures conditions d’études. Selon le parquet de Tours, la blessure aurait été causée par une balle de LBD (Lanceur de Balles de Défense) tirée par les forces de l’ordre lors d’un blocage devant son lycée.
Parallèlement, une vidéo circule sur les réseaux sociaux dans laquelle un adolescent, identifié comme Maël, s’adresse à la caméra avec un bandage sur l’œil droit. Il décrit sa cécité partielle et les épreuves subies après son hospitalisation. La légende de la vidéo précise : « Il s’était mobilisé pour pouvoir étudier dans de bonnes conditions, avec assez d’enseignants ! La police l’a aveuglé. » Un autre internaute écrit, le 5 octobre 2026 : « Justice pour Maël. » Ces publications laissent penser que la personne filmée est bien le même adolescent blessé à Tours. Pourtant, la vidéo n’est pas récente : elle a été reprise hors contexte.
En réalité, cette vidéo montre un garçon de 15 ans nommé Jalil, aveuglé par un tir de LBD lors d’affrontements violents à Chilly-Mazarin, dans l’Essonne, dans la nuit du 1er au 2 juillet 2025, après la mort d’un jeune homme nommé Nahel. C’est ce qu’a rapporté un article de StreetPress, un média indépendant. StreetPress a pu rencontrer Jalil et publier son interview sur sa chaîne YouTube le 31 juillet 2025. Le clip qui a circulé en ligne au début de l’année scolaire 2026 est une reprise de cette ancienne interview et ne montre pas un élève blessé lors des manifestations de 2026.
Les mobilisations étudiantes se poursuivent, et le bilan s’alourdit. Selon le Premier ministre Sébastien Lecornu, 215 élèves ont été blessés depuis le début des protestations fin septembre 2026. Plusieurs ont subi des blessures graves, comme des mâchoires fracturées, des mains sectionnées ou des yeux gravement atteints. Des témoignages indiquent que certains élèves ont été hospitalisés dans des villes comme Lens, Argenteuil ou Saint-Ouen-l’Aumône après avoir été touchés par des armes potentiellement incapacitantes, telles que des grenades de désencerclement ou des tirs de LBD.
Le 7 octobre, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a annoncé que 18 enquêtes avaient été ouvertes par l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) pour examiner les circonstances des interventions policières ayant entraîné des défigurations ou des handicaps permanents chez des adolescents. Nuñez a déclaré sur France Inter que « dans presque tous les cas, l’intervention policière est proportionnée ». Pourtant, le ministère de l’Intérieur recense 6 547 interpellations depuis le début du mouvement étudiant le 28 septembre, un chiffre que beaucoup jugent le plus élevé depuis les événements de mai 1968. L’opposition de gauche et plusieurs associations dénoncent la « répression » et le « manque de retenue » des forces de l’ordre, notamment à l’encontre d’une population majoritairement mineure.
Blessures d'étudiants et usage de la force par la police lors des mobilisations de 2026
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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