Le 25 septembre 2026, au palais de l’Élysée à Paris, le pape Léon XIV et le président français Emmanuel Macron ont exposé des visions opposées sur le rôle des armes nucléaires dans les relations internationales. Lors de la visite du pape en France, qui s’est déroulée du 25 au 28 septembre, la première journée du déplacement a été marquée par un moment politique fort, lorsque le souverain pontife s’est adressé à Macron, aux responsables français et au corps diplomatique. Léon XIV, qui possède la double nationalité américaine et péruvienne, a remis en cause la stratégie française de dissuasion nucléaire, laquelle vise à protéger non seulement la France, mais aussi d’autres nations européennes. Cette prise de position a révélé un écart philosophique et stratégique majeur entre la position du Vatican et celle du gouvernement français en matière de sécurité mondiale. Le discours du pape ne s’est pas contenté d’un appel général à la paix, mais a constitué une critique détaillée du concept d’« armes de sécurité ». Il s’est appuyé sur les enseignements de ses prédécesseurs, notamment sur l’encyclique Pacem in Terris de 1963, pour affirmer que l’idée selon laquelle les armes nucléaires garantissent la sécurité est fondamentalement erronée. Cette position contredit directement la vision française, qui considère depuis longtemps que son arsenal nucléaire est indispensable à la survie nationale et à la stabilité régionale. La position du Vatican suggère que la paix ne peut être atteinte par la seule recherche d’un équilibre des forces militaires. Léon XIV a également mis en garde contre les risques d’une nouvelle course aux armements et appelé à un ordre mondial fondé sur le dialogue et la justice plutôt que sur la dissuasion. Il a exhorté la France à jouer un rôle de premier plan dans la réduction des arsenaux mondiaux et à promouvoir une diplomatie multilatérale. Macron, tout en reconnaissant l’appel du pape à la paix, a souligné la nécessité de politiques pragmatiques dans un monde marqué par des tensions croissantes et par des puissances dotées de capacités militaires supérieures. En réponse, Macron a réaffirmé l’engagement de la France en faveur de la paix, du droit international et du multilatéralisme, en présentant ces principes comme des lignes directrices de la politique étrangère française. Il a fait valoir que la réalité de la géopolitique mondiale exige une défense nationale forte, notamment face à des puissances agressives. Pour la France, la dissuasion nucléaire n’est pas un rejet de la diplomatie, mais un moyen de garantir que le pays puisse négocier depuis une position de force. L’échange entre Macron et Léon XIV a mis en lumière un débat plus large sur l’avenir des démocraties occidentales. Le Vatican prône un monde fondé sur des principes moraux et sur le désarmement, tandis que la France défend la nécessité des armes nucléaires dans un paysage géopolitique fragmenté et dangereux. Ce dialogue, qui s’est tenu en septembre 2026, a ouvert la voie à une tension persistante entre les approches éthique et pragmatique de la sécurité mondiale.