Un nouveau livre de Jérôme Heurtaux, politologue à l’université Paris-Dauphine, intitulé 7 octobre, 3 ans de génocide : qui fera rendre des comptes à Israël ?, explore le rôle du droit international dans le contexte du conflit à Gaza. Publié aux éditions Riveneuve, l’ouvrage est évoqué dans un épisode du podcast On s’autorise à penser, animé par Julien Théry. Heurtaux y examine les limites des institutions internationales et de la communauté mondiale face à ce qu’il qualifie d’entreprise génocidaire, consécutive à l’attaque meurtrière du 7 octobre 2023. Il soutient que, si le droit international a souvent été ignoré dans l’histoire du dossier palestinien, il reste indispensable pour identifier et sanctionner des crimes graves comme les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité ou le génocide.
L’auteur insiste sur l’importance des définitions juridiques pour comprendre les actes de l’État israélien et de son armée à Gaza. Il s’appuie sur le travail de la Cour internationale de justice de l’ONU et de la Cour pénale internationale, deux instances chargées de juger les crimes les plus graves au regard du droit international. Il retrace aussi l’histoire de ces institutions, rappelant que la Cour pénale internationale a été créée en 1998, et cite des tribunaux antérieurs comme le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (1993–2017) et celui du Rwanda (1994–2015), mis en place pour poursuivre les responsables d’atrocités commises pendant ces conflits.
Heurtaux reconnaît que le droit international n’est pas exempt de contradictions ni d’ambiguïtés, et que ses décisions sont souvent difficiles à faire appliquer. Pourtant, il souligne que ce droit constitue un repère essentiel et une source d’espoir face à la violence d’État. Il estime que, même si les institutions internationales échouent parfois à faire rendre des comptes aux États puissants, l’existence de ces cadres juridiques offre une base pour la justice et un moyen de lutter contre l’impunité.
Dans son analyse, Heurtaux souligne la nécessité d’une prise de conscience et d’un engagement accrus envers le droit international, notamment face aux conflits en cours et aux crises humanitaires. Il affirme que, malgré ses limites en matière de mise en œuvre, ce droit peut guider les réponses internationales et fournir un cadre moral et juridique pour traiter les violations des droits humains. Son livre s’inscrit dans un débat plus large sur l’efficacité des institutions internationales à faire rendre des comptes aux États pour leurs actes.
Droit international et conflit à Gaza : un débat sur la responsabilité et l'efficacité
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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Sources d'origine :
- 🇫🇷Le Média



