Avec seulement dix-neuf jours avant le premier tour de l’élection présidentielle française de 2027, l’activité politique s’est intensifiée, les candidats et les partis multipliant les déclarations audacieuses et faisant l’objet d’un examen minutieux. Bruno Retailleau, candidat des Républicains (LR), a suscité la polémique en comparant une éventuelle interdiction de La France Insoumise (LFI) aux mesures prises par Vladimir Poutine en Russie. Il a affirmé : « L’interdiction de partis est le symbole des régimes dictatoriaux. » Ses propos ont suscité des réactions de la part de plusieurs personnalités politiques. Fabien Roussel, candidat communiste, a déclaré qu’une interdiction de LFI n’était pas envisageable et a mis l’accent sur la nécessité de traiter la « question centrale » de la « jeunesse en souffrance » ainsi que la politique éducative critiquée par le gouvernement. Les Républicains (LR) ont continué à soutenir leur candidat à la présidentielle, Jordan Bardella, malgré les accusations d’écrits antisémites. Les responsables Jean-Philippe Tanguy et Laurent Jacobelli ont défendu Bardella, remettant en question les méthodes d’enquête utilisées par Mediapart, à l’origine des révélations. Laurent Jacobelli, député et porte-parole du RN, a déclaré : « Jordan Bardella n’a jamais écrit, dit ou pensé ces propos. J’en suis convaincu », et a qualifié les accusations de « diffamation infâme et haineuse ». Marine Le Pen, candidate du RN à la présidentielle, a réaffirmé sa « confiance totale en Jordan » dans un message adressé à La Tribune Dimanche. La proposition de Gabriel Attal de former une « grande coalition » pour l’élection présidentielle, incluant la gauche social-démocrate, a été rejetée par les partisans de Raphaël Glucksmann. Le sénateur Yannick Jadot, soutien de Glucksmann, a qualifié cette coalition de « même pas dans un rêve », affirmant que Glucksmann « porte la rupture avec dix ans de négligence, d’incompétence, d’arrogance, de cynisme, d’injustice sociale et de déni climatique ». Boris Vallaud, chef des députés du PS, a déclaré que les Français attendent une rupture totale avec ces dix dernières années, soulignant que cette rupture serait menée avec des « camarades écologistes et communistes ».