Un lot de jeunes bovins Salers destiné à la Bosnie-Herzégovine, une opportunité d'exportation importante pour les éleveurs français.
Envoi de bétail vers la Bosnie sous la pluie
Un nouveau lot de 27 jeunes bovins Salers, dont six génisses gestantes, a quitté le Cantal à destination de la Bosnie-Herzégovine la semaine dernière, malgré de fortes pluies. Le trajet, d'une durée de plus de 22 heures avec deux arrêts, a été organisé par Intergènes, le bras commercial du Herd-book Salers, Mirko Devcic, président de HUU Salers Croatie, faisant office d'intermédiaire.Quarantaine et pâturages à venir
À leur arrivée en Bosnie-Herzégovine, les bovins seront soumis à une nouvelle quarantaine avant d'être transférés dans une exploitation disposant d'environ 1 500 hectares de pâturages pour un élevage en plein air. La ferme se situe dans une vaste zone karstique de la partie occidentale du pays, l'une des régions les moins peuplées.Les projets d'expansion d'un éleveur bosnien
Dalibor Runjo, éleveur bosnien et propriétaire d'un café, fait partie des acheteurs. Il exploite la ferme Crni Vrh à Glamoc et compte actuellement 28 vaches adultes, cinq génisses et un taureau. Il prévoit d'agrandir son troupeau à environ 100 vaches, et a choisi la race Salers pour sa rusticité, sa résistance au froid, sa facilité de vêlage et ses faibles besoins en alimentation.Les qualités des Salers et le processus de sélection
Les Salers sont décrits comme de grands animaux robustes, réputés pour produire une viande de grande qualité. En juin dernier, Runjo a visité plusieurs élevages dans le berceau de la race afin de sélectionner les animaux en fonction de leur caractère, de leur pedigree et de leurs caractéristiques physiques, avec l'aide d'Intergènes et de professionnels français.Une opportunité sur les marchés des Balkans
Pour Daniel Mayère, éleveur français, le marché bosnien représente une opportunité importante. Il a envoyé huit jeunes génisses âgées de 10 à 13 mois, vendues 2 200 euros en Bosnie, contre 1 600 à 1 900 euros en France. Il élève des Salers depuis 1988, qu'il privilégie pour leur facilité de vêlage, et utilise la station d'évaluation de Fau pour la sélection.Le point de vue d'un éleveur local
Stéphane Gaillard, dans la vallée de la Jordanne, voit également son étable se vider rapidement, mais espère tenir jusqu'au printemps grâce aux fourrages stockés. Il s'est félicité de la vente de six jeunes génisses vers la Bosnie, soulignant que de telles exportations étaient rares depuis quelques années en raison des restrictions du FCO (French Cattle Office). Ces marchés sont considérés comme bénéfiques dans le contexte difficile actuel.Une sélection réalisée dans plusieurs élevages
Au total, l'acheteur bosnien a sélectionné des génisses dans quatre élevages différents, dont ceux de l'élevage Duval Salers et de l'élevage Dayral. Cela témoigne d'un effort plus large pour se procurer des reproducteurs de qualité afin d'agrandir le troupeau en Bosnie-Herzégovine.