Clarisse reprend la ferme familiale

Clarisse Lecourt, 26 ans, a hérité des bâtiments de l'exploitation de son père, décédé, près d'Ussel, en Corrèze, et les a rénovés d'ici la fin de 2025. Elle prévoit de réaménager un atelier laitier sur le site, qui comprend 95 hectares de terres qu'elle possède et 16 hectares supplémentaires obtenus dans le cadre d'une procédure d'attribution.

Rénovation et nouveau troupeau

Les bâtiments existants doivent être rénovés, et Clarisse compte constituer un nouveau troupeau de 50 à 55 vaches Holstein. Elle utilisera la salle de traite DeLaval existante, qui compte dix postes, et prévoit d'y traire les vaches. Le dernier rapport Opti'Traite, qui évalue l'efficacité des exploitations laitières, date de 2021.

Arrivée des jeunes bovins

Une douzaine de génisses prêtes à être inséminées sont arrivées à la ferme à la mi-décembre 2025. Ces génisses devraient vêler en octobre, et d'autres vaches laitières arriveront à la mi-août en provenance de deux exploitations, dont l'une cesse son activité.

Soutien et infrastructures

Clarisse est soutenue par sa sœur Mariette, infirmière, ainsi que par un voisin qui dirige une entreprise de travaux agricoles (ETA) pour les travaux des champs. Les clôtures autour des terres doivent être refaites, pour un coût estimé à 10 000 euros. La stabulation paillée est réservée aux génisses et aux vaches taries, tandis que les vaches en production disposeront de logettes avec matelas, offrant 75 places.

Coûts et projets de production

Clarisse prévoit un budget de 238 euros par vache et par an pour la litière (paille et farine de paille). La production reste conventionnelle, avec des livraisons à Coopal, qui propose un prix de base garanti de 450 euros les 1 000 litres pendant quatre ans, ainsi qu'un supplément de 20 euros les 1 000 litres pour les jeunes agriculteurs. Elle vise une production de 300 000, voire 320 000 litres de lait, si Coopal accepte.

Installation et stratégie financière

Clarisse a bénéficié d'une cessation conventionnelle en septembre 2025, peu avant son installation le 1er décembre. Elle n'a ni fermage à payer ni personne à charge, ce qui facilite son installation en termes de temps de travail et d'investissements. Elle prévoit de commencer à rembourser ses emprunts neuf mois après la signature, de manière volontaire, afin de lancer l'activité et de préserver la trésorerie.

Alimentation et fonctionnement de l'exploitation

Pour l'alimentation des animaux, Clarisse a récolté du foin et de l'herbe enrubannée en 2025 sur ses parcelles. Elle dispose de 36 hectares de prairies temporaires et de 48 hectares de pâturages, et prévoit de conserver 8 hectares de maïs ensilage. Faute de silo, elle stockera cette année le maïs en balles.

Délégation et projets à venir

Elle confie les semis et les récoltes à son voisin, en payant 75 euros par hectare pour le semis et 200 euros par hectare pour la récolte de l'ensilage. Elle envisage l'achat futur d'un épandeur à fumier, qui deviendra bientôt indispensable. Au départ, Clarisse avait envisagé de transformer son lait mais, après avoir travaillé comme salariée dans le Puy-de-Dôme, elle reconnaît que cela représente beaucoup de travail. Elle n'exclut pas de le faire à l'avenir.