Patrick Pouyanné, PDG de TotalEnergies, a déclaré au Financial Times que les transformations actuelles du secteur énergétique offrent de nombreuses opportunités, mais qu’elles exigent des stratégies et des ressources adaptées. Lors d’un entretien, il a exprimé une préférence pour un monde marqué par le changement plutôt que par la stabilité, estimant qu’un tel contexte ouvre davantage de perspectives. TotalEnergies cherche à démontrer aux investisseurs qu’elle peut résister à diverses crises, alors même qu’elle est confrontée à des risques accrus liés au conflit au Moyen-Orient, où environ 15 % de sa production pétrolière et gazière est située.
Malgré des dommages subis par certaines de ses installations et des perturbations logistiques, TotalEnergies a enregistré un bénéfice net de 10,3 milliards d’euros (11,4 milliards de dollars) au premier semestre de l’année, soit près du double de celui de l’année précédente. Cette performance s’explique en grande partie par la hausse des prix de l’énergie et des marges de raffinage élevées, qui ont compensé les pertes liées aux opérations perturbées. La division commerciale de l’entreprise a également joué un rôle clé en achetant de grandes quantités de pétrole avant le début du conflit, qu’elle a ensuite revendues à des prix plus élevés.
Pouyanné a défendu le modèle intégré de l’entreprise, qui combine production, raffinage et négoce. Il a souligné que les raffineries européennes, souvent perçues comme un fardeau financier, sont devenues un atout majeur dans le contexte actuel. Bien que TotalEnergies ait subi des pertes importantes dans le raffinage en France – plus de 5 milliards d’euros depuis environ quinze ans –, elle devrait réaliser des bénéfices substantiels cette année grâce à la forte demande en carburants comme le diesel et le kérosène.
À l’avenir, Pouyanné vise à étendre les activités de TotalEnergies et à attirer davantage d’investisseurs. L’entreprise est cotée en Bourse à Paris et à New York, et le PDG a insisté sur l’importance de la taille dans le secteur énergétique, affirmant que les plus grandes entreprises bénéficient d’une prime. Il a également annoncé des projets d’augmentation de la production d’hydrocarbures de 2 à 3 % par an entre 2030 et 2035, incluant un investissement de 10 milliards de dollars en Argentine pour développer la production de gaz et de pétrole de schiste. Toutefois, ces projets impliquent la fracturation hydraulique, une technique d’extraction controversée en raison de son impact environnemental. L’entreprise prévoit également d’augmenter son dividende et de racheter des actions, tandis que les salariés recevront une prime exceptionnelle en 2026, bien que cette mesure ne satisfasse pas l’ensemble des syndicats.
TotalEnergies annonce une forte hausse de ses bénéfices dans un secteur énergétique en pleine turbulence et en pleine expansion
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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Sources d'origine :
- 🇫🇷BFMTV



