Sous les champs cultivés de Hunn, en Norvège, plusieurs cercles de pierres oubliés ont été mis au jour après le défrichage d’un terrain, révélant des structures datant de plusieurs millénaires. Ces nouveaux anneaux s’ajoutent à une nécropole, ou cimetière, que les archéologues pensaient déjà bien connaître. À l’automne 2026, des archéologues du Kulturhistorisk Museum d’Oslo ont découvert plusieurs cercles de pierres inconnus jusqu’alors sur le site de Hunn, dans le comté d’Østfold, selon le média scientifique norvégien Forsking.no. Ces structures, dont l’une portait encore la trace de quinze blocs retirés, étaient restées cachées sous un champ cultivé. Les cercles de pierres ne deviennent visibles qu’une fois les terres arables défrichées, car les charrues ont effacé toute trace en surface.
La découverte est née d’un projet de drainage agricole. Alerté par le potentiel du site, le comté d’Østfold a d’abord enregistré l’emplacement, puis l’Institut norvégien de recherche sur le patrimoine culturel a utilisé un radar géologique pour détecter des structures sous la surface. En défrichant les terres arables, les archéologues ont pu observer des traces d’anneaux de terre en forme de cercle – des marques circulaires délimitant les cercles, qui ont ensuite été photographiées et cartographiées depuis les airs par un drone.
Ces nouveaux cercles se trouvent dans la partie ouest du champ de Hunn, longtemps éclipsée par un secteur voisin déjà célèbre pour ses neuf cercles de pierres. Les nouveaux cercles, eux, avaient échappé à tout inventaire précédent. Datant de l’Âge du bronze et de l’Âge du fer, ils confirment que le site a été utilisé pendant plusieurs millénaires et étendent soudainement l’étendue connue de ce cimetière.
Les cercles mesurent entre dix et vingt mètres de diamètre, et chaque bloc pesait plusieurs centaines de kilogrammes. Beaucoup de pierres ont été retirées au fil du temps, probablement réutilisées pour d’autres constructions, et seules de petites buttes marquent leur emplacement. L’un des cercles portait la trace de quinze blocs enlevés. Un fait intrigant est que les constructeurs ont presque toujours conservé un nombre impair de pierres – neuf, onze, treize ou quinze –, dont la raison reste inexpliquée.
Les premières fouilles ont également révélé des foyers de cuisson et des vestiges de bâtiments, indiquant une occupation prolongée dans le temps. Certains tombeaux voisins remontent à la période romaine. Dès les années 1920, l’archéologue Helge Gjessing avait déjà remarqué ici de grandes pierres et des traces de feu, mais sans les outils pour sonder le sous-sol, leur importance n’avait pas été comprise.
Ces cercles ont longtemps été interprétés comme des lieux de rassemblement, voire des cours de justice, où les communautés venaient régler leurs affaires. Les fouilles racontent cependant une autre histoire. Selon Anne Lene Melheim, du Kulturhistorisk Museum d’Oslo, ces cercles sont avant tout des monuments funéraires, conçus pour entourer et signaler la présence des défunts.
Autour de ces structures, l’équipe dirigée par l’archéologue Jakob Jan Edvin Kile-Vesik vient d’identifier plusieurs tombes. Leurs analyses devront encore déterminer l’âge de chaque cercle et l’identité des personnes honorées ici. Les chercheurs poursuivront également le défrichage afin de relier les deux secteurs du cimetière.
Des archéologues découvrent d'anciens cercles de pierres dans le champ de Hunn en Norvège
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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