Les emblématiques cabines radar de deuxième génération de la France disparaissent, remplacées par des modèles urbains plus discrets, alors que le modèle de revenus des radars est critiqué.
Les anciens radars-cabines en voie de disparition
Les radars automatiques dits de « deuxième génération », installés pour la première fois entre décembre 2004 et octobre 2006, sont presque tous disparus, il n'en reste que 13 en France. Ces grandes boîtes grises, les premières du genre à être posées sur les terre-pleins centraux, sont remplacées par des radars urbains plus discrets.Les radars urbains prennent le relais
Par exemple, le radar de deuxième génération de la RN301 à La Courneuve a été remplacé par un radar urbain, rejoignant neuf autres qui ont connu le même sort cette année. Les radars urbains, plus faciles à ne pas remarquer, se multiplient à travers le pays, avec plus de 100 déjà en service pour contrôler les vitesses et les intersections.La fin d'une époque pour le Mesta 210
La disparition de ces cabines de deuxième génération marque également la fin du cinémomètre Mesta 210, le modèle à l'origine des radars automatiques en 2003. Cet appareil équipait les premières cabines, dont les dernières ont été retirées des bords de route en 2018.Les versions mobiles aussi retirées
Il existait également dans une version mobile, placée à l'arrière des Renault Mégane, Ford Focus et Opel Astra, version retirée en 2016. Ces radars mobiles servaient à faire respecter les limitations de vitesse à différents endroits du pays.Nombre de radars et sécurité routière
La France compte actuellement 4 800 radars automatiques, pourtant le nombre de morts sur les routes augmente depuis trois ans. Cela soulève des questions sur l'efficacité de la politique du « tout-radar » pour améliorer la sécurité routière.Les recettes des amendes radars
En 2025, les radars automatiques ont rapporté 689 millions d'euros, à partir de 21,8 millions de flashs, ce qui a donné lieu à 15,2 millions d'amendes. Au total, les infractions au code de la route ont rapporté 2,13 milliards d'euros l'an dernier, soit 64 millions d'euros de moins que les 2,19 milliards attendus.Un développement futur des radars
Malgré cela, l'État n'a pas encore renoncé aux radars automatiques, avec le projet d'en porter le nombre à près de 10 000 d'ici 2031, ce qui pourrait entraîner une forte hausse des recettes issues des amendes.