Un nouvel outil open source appelé KindShare permet aux utilisateurs de transférer des fichiers EPUB directement d'un appareil Android vers une liseuse Kindle, sans passer par le service Send to Kindle d'Amazon ni par le cloud. Cette solution repose sur un transfert local via Quick Share et nécessite un Kindle jailbreaké, KOReader, un accès SSH et une compilation. Elle fonctionne sur un Kindle Voyage avec le firmware 5.13.6 et peut créer un point d'accès Wi-Fi si le téléphone et la liseuse ne sont pas sur le même réseau. Cependant, le transfert ne fonctionne que dans un seul sens, et une Kindle en veille ne reçoit rien. Cet outil, encore expérimental, est distribué sous licence MIT.
Une méthode alternative consiste à envoyer directement des fichiers EPUB par e-mail en utilisant l'adresse associée à une Kindle. Par ailleurs, le logiciel open source Calibre, depuis longtemps, permet d'envoyer des fichiers numériques directement vers une Kindle sans nécessiter de modifications. La version Calibre 9.15 a récemment introduit une fonctionnalité intitulée « Créez votre propre aventure », un jeu d'écriture interactif où les utilisateurs construisent un univers et choisissent des actions, tandis qu'un modèle d'IA fait avancer le récit.
En Chine, la régulation des ventes de livres via les flux en direct et d'autres plateformes numériques se renforce. Un projet de révision du Règlement sur la gestion du marché du livre précise les obligations des intermédiaires, resserre le contrôle sur les vendeurs et cible la piraterie ainsi que certaines pratiques de tarification.
La bibliothèque Bodleian de l'Université d'Oxford a partagé ses collections avec OpenAI, qui fait l'objet d'un examen pour avoir potentiellement utilisé des livres piratés de LibGen pour entraîner ses modèles d'IA. En interne, des employés d'OpenAI ont remis en question la légalité et le coût d'acquisition de grandes quantités de livres à des fins d'entraînement.
Une étude portant sur 14 419 romans numériques vendus principalement sur Amazon a révélé que 20 % des titres contiennent plus de 25 % de texte généré par IA. Ces livres générés par IA se vendent en moyenne moins bien, mais leur nombre croissant influence le marché. Amazon travaille à renforcer son contrôle sur ce segment.
Plus de 60 % des clients de Kobo ont plus de 55 ans, ce qui met en lumière le vieillissement démographique du marché des liseuses. Parallèlement, la PocketBook Q, une liseuse de la taille d'un smartphone fonctionnant sous Linux, devrait être lancée à 199 euros.
Au Brésil, un outil appelé Publitik vise à réduire le temps entre la mention d'un livre sur BookTok et sa détection par les éditeurs en agrégeant des données de 37 sources dans 19 pays. Aux États-Unis, une enquête a révélé que l'IA est adoptée dans l'édition, principalement pour des tâches administratives, marketing et d'analyse de données, mais des préoccupations persistent quant au droit d'auteur, à la transparence et à la qualité du contenu.
En Australie, 17 organisations représentant divers secteurs créatifs ont demandé au gouvernement de ne pas rouvrir le droit d'auteur au profit des entreprises d'IA, soulignant la nécessité de licences négociées pour les œuvres protégées.
Des soupçons d'utilisation de l'IA entourent un prix littéraire : le Prix de la nouvelle courte du Commonwealth 2026 se retrouve au cœur d'une controverse concernant l'utilisation de l'IA dans l'entrée gagnante. Le texte de Jamir Nazir, un auteur de Trinité-et-Tobago, est remis en question pour un contenu potentiellement généré par IA, bien qu'aucune conclusion définitive n'ait été atteinte.
Une polémique a également émergé autour d'un roman qui se met à jour automatiquement sur une Kindle, soulevant des questions sur le contrôle que les lecteurs ont sur le contenu qu'ils achètent. Par ailleurs, Spotify a intégré un outil de création d'audiobooks utilisant des voix synthétiques, développé avec ElevenLabs, ce qui pourrait menacer la domination d'Amazon sur le marché des livres audio.
Au Japon, la Bibliothèque nationale de la Diète développe NDLOCR-Lite, un outil gratuit qui convertit les images de livres, magazines et documents japonais en texte sans nécessiter de processeur graphique dédié. L'objectif est de rendre les collections anciennes utilisables avec des ordinateurs ordinaires.
Aux États-Unis, une loi a été signée pour réguler les prix des livres numériques dans les bibliothèques publiques, bien que sa mise en œuvre dépende d'une clause déclenchante nationale. En France, Amazon a cessé d'offrir la livraison gratuite de livres dans ses consignes, conformément à une loi qui était en conflit avec l'entreprise depuis près de deux ans.
L'utilisation de l'IA dans l'édition a suscité des débats sur le droit d'auteur et le rôle des auteurs humains. En réponse, certains auteurs et illustrateurs ont lancé des campagnes contre l'utilisation non autorisée de leurs œuvres par l'IA. Aux Pays-Bas, plusieurs éditeurs ont lancé Bookpact.ai, une plateforme commerciale visant à réguler l'utilisation des livres par les entreprises d'IA.
En Russie, l'auto-édition représente désormais 61 % du marché numérique du livre, avec un marché dépassant les 2,7 milliards de roubles au premier trimestre 2026. Dix des vingt auteurs les plus vendus sur LitRes sont des auto-édités.
L'intégration de l'IA dans les liseuses et la production d'audiobooks est en cours, avec des entreprises comme E Ink et MediaTek travaillant sur de nouvelles puces promettant de meilleures couleurs, des rafraîchissements plus fluides et des fonctions d'IA intégrées. Cela pourrait transformer les liseuses, passant de simples appareils de lecture à des outils multifonctionnels.
Dans le domaine des droits numériques, un chercheur français a démontré qu'une Kindle récente pouvait être compromise via un site web malveillant, mettant en lumière les risques de sécurité associés aux liseuses. Par ailleurs, une étude a révélé que 85 % des professionnels des livres audio interrogés utilisent déjà l'IA dans leur travail, bien que le secteur reste moins automatisé qu'attendu.
L'utilisation de l'IA dans l'éducation suscite des débats, certains estimant que le contenu généré par IA pourrait nuire au développement de l'autonomie intellectuelle. Parallèlement, l'utilisation de l'IA dans la production d'audiobooks soulève des questions sur la valeur des voix humaines dans ce secteur.
Dans le domaine de la distribution de contenus numériques, une plateforme appelée Thotario teste un marché secondaire pour les livres numériques, cherchant à comprendre les préférences et frustrations des lecteurs concernant la revente et le prêt de livres numériques. En Inde, la piraterie de livres s'est déplacée vers l'impression à la demande, avec une opération ciblant deux adresses à Delhi.
L'utilisation de l'IA dans la production d'audiobooks soulève également des inquiétudes quant à la qualité et à l'authenticité des contenus. Une étude a révélé que les lecteurs préfèrent les histoires générées par ChatGPT tant qu'ils croient qu'elles sont créées par des humains, soulignant l'importance de la perception de l'auteur dans la réception des contenus générés par IA.
Dans le domaine de l'édition numérique, l'utilisation de l'IA pour générer du contenu, y compris des livres audio et des histoires interactives, devient plus répandue. Cependant, l'intégration de l'IA dans l'industrie de l'édition reste un paysage complexe et en évolution, avec des débats en cours sur le droit d'auteur, la qualité et le rôle des créateurs humains.
Innovations et controverses dans l'édition numérique et l'intégration de l'intelligence artificielle
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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