Emmanuel Macron, président de la République française, a annoncé que le groupe des pays du G7 allait libérer « jusqu’à 100 millions de barils » de diesel et de pétrole brut en l’espace de quatre mois. Cette décision intervient après les pressions exercées par l’ancien président américain Donald Trump, qui appelait depuis plusieurs jours les pays européens à faire baisser les prix des carburants, et notamment ceux du diesel. Le G7 rassemble certaines des économies occidentales les plus avancées au monde : l’Allemagne, le Canada, les États-Unis, la France, l’Italie, le Japon et le Royaume-Uni.
Macron a fait cette annonce à l’issue d’une réunion des dirigeants du G7, précisant que cette décision visait à libérer des réserves stratégiques de pétrole, sous la coordination de l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Trump, qui milite depuis plusieurs jours pour que l’Europe libère ses stocks de pétrole, s’est félicité de l’annonce en déclarant que « l’Europe vient tout juste d’accepter de mettre sur le marché une quantité massive de son diesel abondamment stocké ».
Les États-Unis avaient auparavant prévenu l’Europe qu’il était « dans son intérêt » d’agir de concert sur la disponibilité des carburants, tout en laissant planer la menace d’un embargo sur les exportations américaines de diesel. Selon une étude de Oxford Economics, une telle mesure pourrait entraîner une hausse de 40 % à 50 % des prix du diesel en Europe. En France, cela pourrait faire grimper les tarifs bien au-delà de la barre des 3 euros le litre. L’Europe dépend de plus en plus du diesel américain depuis l’embargo sur les produits pétroliers russes et les perturbations d’approvisionnement au Moyen-Orient, liées à la guerre en Iran.
La France consomme environ 600 000 barils de diesel par jour et en importe la moitié. Selon les dernières données d’Eurostat, en mai 2025, l’Union européenne disposait de réserves de 39 millions de tonnes de diesel, soit environ 290 millions de barils. La France détenait la plus grande part de ces réserves (21 % du total), suivie par l’Allemagne et l’Espagne. En mars, l’AIE avait annoncé la libération de 400 millions de barils de pétrole, dont 20 % provenaient de l’Union européenne. Cependant, tout ce pétrole n’a pas encore atteint les marchés. Le 29 septembre, Fatih Birol, le directeur exécutif de l’AIE, avait précisé que « environ deux tiers ont été libérés et sont arrivés sur les marchés, et le dernier tiers reste encore à venir ».
Le G7 annonce la libération de jusqu'à 100 millions de barils de diesel et de pétrole brut
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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