Les profits en hausse des raffineries américaines relancent le débat sur la taxation des « superprofits ». Les bénéfices des raffineries américaines ont quadruplé depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. Selon le Financial Times, les huit entreprises indépendantes de raffinage cotées en Bourse aux États-Unis devraient afficher des profits cumulés de 28,8 milliards d’euros (32,4 milliards de dollars) sur les six derniers mois, soit quatre fois plus que sur la même période l’an dernier (6,05 milliards d’euros). Les grandes compagnies pétrolières comme ExxonMobil et Chevron enregistrent également des profits substantiels. Le prix de leur matière première, le pétrole brut, a fortement augmenté, mais moins que leurs marges de raffinage, qui ont atteint des niveaux records, la guerre au Moyen-Orient et les bombardements contre les raffineries en Russie ayant réduit l’offre de produits pétroliers.
Dans ce contexte, les raffineries américaines fonctionnent à plein régime. L’Europe s’est particulièrement tournée vers les États-Unis pour s’approvisionner en produits raffinés, notamment en diesel, en raison du manque d’infrastructures sur son propre territoire. Selon la Commission européenne, 50 % du diesel importé par les États membres de l’Union européenne en août provenait des États-Unis. Rystad Energy souligne que les sites américains ont raffiné 17,4 millions de barils de pétrole par jour en août, un record depuis cinq ans. Les raffineries tournent à 95 % de leur capacité depuis quinze semaines, le niveau le plus élevé depuis 1998, selon le cabinet. Ces tensions ont fait grimper les prix des carburants, en particulier celui du diesel, dont le prix moyen atteint désormais 6,4 dollars le gallon (3,8 litres), contre 2,5 dollars avant la guerre, ce qui représente un surcoût de plus de 109 milliards d’euros pour les consommateurs américains, selon des calculs de chercheurs de l’université Brown.
En France également, le prix du diesel s’élevait en moyenne à 2,36 euros le litre ce vendredi, contre moins de 1,70 euro avant l’offensive lancée fin février par les États-Unis et Israël contre l’Iran. En France aussi, les marges de raffinage ont fortement augmenté. Selon les données du ministère de la Transition écologique, la marge brute de raffinage est passée de 78 euros la tonne fin septembre 2025 à 242 euros un an plus tard, soit une multiplication par plus de trois. Ce phénomène relance le débat politique sur les « superprofits ». La gauche réclame une taxe exceptionnelle sur les profits des compagnies pétrolières, tandis que Jean-Luc Mélenchon propose de bloquer directement les marges des raffineries. Le gouvernement n’exclut pas le principe d’une taxation, mais la France n’a pas rejoint l’initiative, portée notamment par l’Allemagne, l’Espagne et l’Italie, en faveur d’une taxe européenne sur les profits exceptionnels du secteur.
Une pression forte sur Donald Trump. Aux États-Unis, le Parti démocrate exige une taxe supplémentaire sur les profits des raffineries et des compagnies pétrolières, à l’instar de certains gouvernements européens, dont celui de l’Allemagne. De l’autre côté de l’Atlantique, certains membres du camp républicain, celui de Donald Trump, prônent plutôt l’interdiction des exportations de diesel américain afin de réduire la demande et, par ricochet, les prix aux États-Unis. À l’approche des élections de mi-mandat, la question est explosive. De l’autre côté de l’Atlantique, le diesel est le carburant des camions et des tracteurs, et la pression est forte dans les États ruraux américains. Pour l’heure, l’administration Trump préfère encourager vivement les pays européens, notamment la France et l’Allemagne, à libérer une partie de leurs réserves de diesel. Ce vendredi, le ministre américain du Trésor, Scott Bessent, a appelé les Européens à mettre « immédiatement » du diesel sur le marché pour contrer la flambée des prix des carburants. Selon l’agence Reuters, la France a donc proposé de libérer 50 millions de barils de diesel en Europe et 50 millions de barils de pétrole brut au sein des pays membres de l’Agence internationale de l’énergie.
Les bénéfices records des raffineries alimentent le débat sur la fiscalité et les prix des carburants
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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Sources d'origine :
- 🇫🇷BFMTV



