Adoption d'une nouvelle proposition cartographique par l'Assemblée générale des Nations unies

L'Assemblée générale des Nations unies a récemment approuvé une résolution soutenant une nouvelle carte du monde qui représente plus fidèlement les superficies des cinq continents, en s'écartant de la projection de Mercator traditionnelle. Cette projection, mise au point par le géographe flamand en 1569, est depuis longtemps critiquée pour sa déformation des surfaces terrestres, en particulier pour son agrandissement de l'Europe et sa réduction de l'Afrique.

De nouvelles cartes remettent en question la géographie traditionnelle

« Lieux de légendes » et « Les bestiaires cartographiques » sont deux atlas réalisés par Julie Garel-Grislin et Cristina Ion dans le cadre de la collection « Cartes mondes » d'Armand Colin. Ces cartes ne suivent pas la géographie traditionnelle, qui vise à décrire la Terre à partir de la réalité observable et de facteurs physiques ou sociaux. Elles explorent plutôt la manière dont le monde a été imaginé au fil de l'histoire.

Des cartes qui reflètent des visions du monde anciennes et mythiques

Les atlas comprennent des cartes qui traduisent la façon dont le monde était imaginé dans l'Antiquité. On y trouve, par exemple, une carte de l'Atlantide fondée sur Platon et Diodore de Sicile, gravée à Paris vers 1775, ainsi qu'une représentation de l'Eldorado signée par le cartographe flamand Jodocus Hondius (1596), qui a déplacé le « royaume de richesses prodigieuses » mythique des Andes vers la Guyane. La carte de l'Enfer signée Botticelli est citée comme l'une des premières à traduire la géographie infernale de Dante en une carte réelle.

Influences culturelles et historiques dans la conception des cartes

L'atlas de l'géographe arabe al-Idrîsî, qui a travaillé pour le roi Roger II de Sicile au XIIe siècle, place le sud en haut et le nord en bas, mêlant les calculs ptolémaïques aux traditions islamiques. Les cartes reflètent aussi les croyances de leur époque, comme le royaume du Prêtre Jean, situé à l'origine en Mongolie selon Marco Polo, puis associé à l'Éthiopie par le cartographe brabançon Abraham Ortelius en 1579.

Des cartes mettent en lumière la biodiversité et les allégories politiques

« Les bestiaires cartographiques » présente une vision de la biodiversité africaine à travers une carte du XVIIIe siècle où figurent des animaux tels que les éléphants, les lions, les girafes, les zèbres et les singes. On y trouve également une allégorie de la Chine du XIXe siècle, représentant le pays sous la pression des appétits de l'ours russe, du bouledogue britannique, de la grenouille française et de l'aigle américain.

Informations sur les atlas

Les bestiaires cartographiques, publié par Armand Colin, tire à 2 500 exemplaires, au prix de 20,90 €, pour 40 pages. ISBN : 9782200645632. Lieux de légende, également publié par Armand Colin, tire à 2 500 exemplaires, au prix de 20,90 €, pour 40 pages. ISBN : 9782200645625.