L'ONU a adopté la projection cartographique Equal Earth, qui remplace celle de Mercator pour mieux représenter la taille des continents, malgré l'opposition des États-Unis.
L'ONU adopte une nouvelle projection cartographique
L'Assemblée générale des Nations unies a officiellement adopté la projection Equal Earth en septembre, en remplacement de la projection de Mercator, largement utilisée. La décision a été adoptée par 164 voix pour et une voix contre. Les États-Unis s'y sont opposés, qualifiant cette décision de perte de temps.La projection Equal Earth corrige les déformations de taille
La projection Equal Earth vise à offrir une représentation plus fidèle des tailles relatives des continents par rapport à la projection de Mercator, qui déforme les superficies des régions éloignées de l'équateur. Par exemple, sur la carte de Mercator, le Groenland paraît aussi grand que l'Afrique, alors qu'en réalité, l'Afrique est 14 fois plus grande.La nouvelle projection a ses propres défauts
Si la projection Equal Earth corrige certaines déformations, elle en introduit aussi d'autres, en particulier dans les régions éloignées de l'équateur. Par exemple, l'Alaska est aplati du nord au sud et étiré d'est en ouest, bien que sa superficie soit davantage proportionnelle à celle d'autres régions.D'autres projections existent, avec des compromis différents
D'autres projections cartographiques, comme les projections de Robinson et de Goode, sont également utilisées par les cartographes. La projection de Robinson, mise au point en 1963 par Arthur Robinson, est un compromis entre exactitude et attrait visuel. La projection de Goode, quant à elle, découpe les océans en sections afin de réduire les déformations continentales.The Economist s'intéresse à l'impact de la cartographie
The Economist, une publication britannique connue pour sa position libérale en matière de libre-échange, de mondialisation, d'immigration et de libéralisme culturel, a consacré un article illustré au changement de projections cartographiques. L'article examine les implications historiques et politiques de la cartographie, notamment l'influence du pouvoir et le potentiel de remodeler les perceptions mondiales.