Le 4 octobre 2026, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés, connus sous le nom d’OPEC+, ont décidé de maintenir inchangées leurs quotas de production pétrolière pour novembre 2026. Cette décision intervient malgré les tensions persistantes sur le marché et un écart notable entre la production prévue et la production réelle. En conséquence, les prix du pétrole restent élevés, le baril de Brent se maintenant au-dessus de 100 dollars, contre 73 dollars en février 2026, avant le début du conflit au Moyen-Orient. Lors d’une visioconférence tenue le 4 octobre, les sept principaux membres d’OPEC+—l’Arabie saoudite, la Russie, l’Irak, le Koweït, le Kazakhstan, l’Algérie et Oman—ont choisi de conserver leurs objectifs de production pour novembre. L’Arabie saoudite et la Russie, les deux plus grands producteurs, maintiennent leurs quotas respectifs à 10,478 millions et 9,949 millions de barils par jour. Cependant, ces chiffres sont largement symboliques. Depuis les frappes israéliano-américaines sur l’Iran en février 2026, les exportations pétrolières du Golfe ont chuté entre 60 % et 80 % des niveaux habituels. Les infrastructures pétrolières endommagées nécessitent des réparations coûteuses et longues, retardant ainsi le retour à une production pleine capacité. Le Comité conjoint de surveillance ministérielle, un groupe qui conseille OPEC+ sur les questions de production, a reconnu que la restauration des installations endommagées est à la fois coûteuse et chronophage, ce qui affecte l’offre de pétrole. Augmenter les quotas officiels ne ferait qu’élargir l’écart entre ce qui est promis et ce qui est réellement produit. OPEC+ préfère donc maintenir une apparence de stabilité plutôt que d’admettre son incapacité à atteindre les objectifs fixés. En août 2026, les sept principaux membres d’OPEC+ ont produit 25 millions de barils par jour, soit une hausse de 630 000 barils par rapport à juillet. Toutefois, ce chiffre reste inférieur de 5 millions de barils par jour aux niveaux enregistrés avant le début de la guerre. Malgré les augmentations de quotas décidées cette année, OPEC+ produit désormais environ un cinquième de moins qu’en février 2026. Les analystes d’UBS ont souligné que la production réelle reste inférieure aux quotas officiels, ce qui maintient une certaine tension sur le marché pétrolier. Les objectifs théoriques ne reflètent pas les perturbations réelles causées par les événements géopolitiques. Les réductions volontaires prévues de 2 millions de barils par jour, censées durer jusqu’à la fin 2026, sont en réalité dues aux dommages subis par les infrastructures. Pour les ménages français, le gel des quotas signifie que les prix des carburants et les factures de chauffage resteront élevés jusqu’à la fin de l’année. Chaque hausse de 10 dollars du prix d’un baril de pétrole entraîne une augmentation de 7 à 8 centimes par litre à la pompe, bien que cet ajustement prenne entre quatre et six semaines pour se répercuter. Le maintien du prix élevé du Brent renchérit le coût des carburants, du fioul de chauffage et des biens transportés. Cette inflation énergétique se répercute également sur le prix des denrées alimentaires et des produits manufacturés, les coûts de transport et de production étant répercutés sur les consommateurs. Les ménages à faibles revenus sont les plus touchés, car ils consacrent une part plus importante de leur budget aux transports et au chauffage. Les aides gouvernementales atténuent en partie ces effets, mais elles ne suffisent pas à compenser totalement la hausse des coûts.