Le ministre défend l'objectif de déficit de 5 %

Le ministre français a défendu le plan du gouvernement visant à ramener le déficit budgétaire à 5 %, en soulignant son importance pour la France malgré les inquiétudes liées à la hausse de la dette publique et à ses effets sur les marchés internationaux.

Un outil constitutionnel envisagé

Sans majorité à l'Assemblée nationale, le Premier ministre Sébastien Lecornu pourrait recourir à l'article 49, alinéa 3, de la Constitution, qui permet de faire adopter un texte sans vote, à condition que le PS ou le RN ne votent pas contre.

Une voie alternative : les ordonnances

Le gouvernement pourrait également recourir aux ordonnances pour faire adopter le budget sans l'approbation du Parlement, une mesure sans précédent sous la Ve République. Le ministre a toutefois exprimé des réserves, la qualifiant de « planche de sécurité de l'autoroute budgétaire ».

La commission rejette les révisions budgétaires

Vendredi, la commission de l'Assemblée nationale a rejeté, à une quasi-unanimité, la partie révisée sur les « recettes » du budget, bien que la version initiale du gouvernement doive être réexaminée mardi, sans conséquences immédiates.

Le budget dépasse l'objectif de déficit

Le budget révisé dépasse l'objectif de déficit de plus de huit milliards d'euros, un point critiqué par le ministre et repris par le ministre des Comptes publics lors d'une récente intervention dans les médias.

Un délai de carence pour les étrangers non européens

Le ministre a évoqué un délai de carence d'un an pour les étrangers non européens concernant le versement des prestations sociales, qu'il présente comme un geste destiné au Rassemblement national. Il a précisé que cette mesure résultait de discussions avec la « droite républicaine », et non avec le Rassemblement national.

Le ministre reconnaît des compromis budgétaires

Tout en n'étant pas pleinement à l'aise avec cette mesure, le ministre a affirmé son engagement à défendre l'ensemble du budget, estimant que la fragmentation politique actuelle de la France exige un esprit de coalition pour avancer.