Environ 100 entreprises françaises, dont l’ensemble du secteur de la grande distribution et le groupe LDC (Maître CoQ, Le Gaulois), se sont engagées à respecter les normes de l’Engagement européen pour le poulet (ECC) d’ici 2028. Cette initiative, portée par une coalition de 30 organisations non gouvernementales (ONG) européennes, vise à mettre fin à l’élevage intensif de poulets dits « turbo » – des volailles sélectionnées pour leur croissance ultra-rapide en vue de la production de viande. En France, huit poulets sur dix élevés le sont selon ce modèle, mais aucun étiquetage obligatoire n’indique actuellement la race ou la vitesse de croissance des volailles sur les emballages.
Les premiers produits conformes aux critères de l’ECC incluent une cuisse de poulet « Engagements Bien-être Animal » commercialisée par Fleury Michon. Dans la restauration, le demi-poulet servi chez Buffalo Grill répond également aux spécifications de l’ECC. Cependant, sur les rayons des supermarchés, la situation est plus contrastée. Auchan a discrètement retiré son poulet sous marque distributeur de l’engagement ECC, tandis qu’E.Leclerc ne collabore plus avec les ONG sur ce dossier.
Pour aider les consommateurs à repérer les poulets issus d’élevages plus respectueux du bien-être animal, plusieurs indicateurs peuvent être pris en compte. D’abord, il est raisonnable de considérer que les poulets standard vendus en supermarché ou dans la restauration rapide sont probablement des « turbo ». Ensuite, il est conseillé de se fier aux labels AB et Label Rouge, qui imposent un âge minimal d’abattage de 81 jours – bien supérieur aux 35 à 42 jours typiques des poulets turbo. Cette durée de croissance prolongée est associée à une meilleure qualité de viande. Enfin, il est possible de se référer au Label Bien-être Animal, qui classe le bien-être des poulets de A à E, à l’image du Nutri-Score pour l’alimentation. Les niveaux D et E correspondent à des poulets à croissance rapide, tandis que les niveaux A, B et C indiquent des volailles à croissance plus lente. Toutefois, seuls quelques produits arborent actuellement les niveaux C, D ou E, certains acteurs jugeant ces mentions stigmatisantes. Carrefour est à ce jour le seul grand distributeur à afficher l’ensemble des cinq niveaux du label sur ses gammes, y compris pour son poulet ECC (niveau C).
D’autres indices peuvent également alerter. Une observation attentive du filet de poulet peut révéler des stries blanches ou un excès de liquide, signes d’une croissance trop rapide. Par ailleurs, il faut se méfier des mentions trompeuses : des termes comme « élevé en France », « nourri sans OGM », « Bleu-Blanc-Cœur » ou « élevé sans antibiotiques » ne garantissent pas nécessairement une croissance plus lente. Un poulet peut être français, nourri sans OGM et élevé sans antibiotiques, tout en étant un « turbo ».
Les consommateurs français alertés sur les « Turbochickens » et comment les identifier
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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