Risque lié aux pilules contraceptives

Les femmes qui utilisent des pilules contraceptives contenant du désogestrel ont reçu une lettre de l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) les informant d'un risque rare de développer un méningiome, un type de tumeur des membranes qui entourent le cerveau.

Une étude met en évidence une hausse du risque

L'ANSM s'appuie sur l'étude EPI-PHARE de 2025, qui a relevé une augmentation très légère du risque de méningiome chez les femmes utilisant des contraceptifs oraux contenant du désogestrel. Ce risque a été évalué à 0,0015 %, à comparer à un risque de 0,35 % d'être impliqué dans un accident de la route en 2025.

Les méningiomes et leurs caractéristiques

L'étude fait état d'un lien statistique entre une utilisation prolongée du désogestrel et la survenue de méningiomes, qui sont des tumeurs des membranes entourant le cerveau. Dans la plupart des cas, ces tumeurs ne sont pas cancéreuses et se développent très lentement.

Incidence et symptômes

En France, environ 150 personnes reçoivent chaque année un diagnostic de méningiome, souvent découvert de façon fortuite lors d'examens d'imagerie. Les symptômes peuvent inclure des maux de tête, des changements de personnalité, des troubles de l'équilibre ou des crises d'épilepsie, nécessitant alors une IRM.

Traitement et facteurs de risque

La chirurgie est le seul moyen d'éliminer un méningiome, même si une simple surveillance peut suffire dans certains cas. La présence de récepteurs à la progestérone dans les méninges pourrait expliquer le lien entre certains traitements progestatifs et la survenue de méningiomes.

Risque selon la durée d'utilisation et l'âge

Le risque est particulièrement faible en cas d'utilisation prolongée (plus de cinq ans, multiplié par 1,7 ; plus de sept ans, multiplié par 2) et il est plus fréquent chez les femmes de plus de 45 ans ou ayant des antécédents de traitements progestatifs à haut risque.

Considérations médicales lors de la prescription

L'ANSM insiste sur l'importance d'un recueil détaillé des antécédents médicaux, de la durée d'utilisation de la contraception et de tout antécédent de méningiome lors de la prescription. L'article souligne également que le principal risque pour les femmes sans contraception efficace reste celui d'une grossesse non désirée, qui peut avoir des conséquences sociales, psychologiques et médicales importantes.

Avantages des pilules contenant du désogestrel

L'article indique que le désogestrel reste une option valable pour les femmes ne pouvant pas utiliser de contraceptifs contenant des œstrogènes, grâce à des avantages tels que l'élimination de risques comme la thrombose veineuse profonde, l'embolie pulmonaire et l'accident vasculaire cérébral, en particulier chez les fumeuses, les femmes migraineuses avec aura ou celles présentant des facteurs de risque cardiovasculaire.

Recommandations aux utilisatrices

L'article demande instamment aux femmes qui utilisent des pilules contenant du désogestrel et qui les tolèrent bien de ne pas arrêter brutalement sans alternative valable. Il recommande plutôt de réévaluer leur contraception avec un professionnel de santé lors de leur prochain rendez-vous.