La région Occitanie subit la pression des manifestations étudiantes et des coupes budgétaires, tandis que ses responsables exhortent le gouvernement à partager la responsabilité de l'éducation.
La région Occitanie face aux manifestations lycéennes et aux pressions budgétaires
Depuis le 29 septembre, la région Occitanie fait face aux manifestations de lycéens et à un gouvernement qui prépare un budget 2027 strict pour les collectivités locales. La Région gère les 226 lycées publics mais n'a pas la main sur les enseignants ni sur le système de admission post-bac Parcoursup.Les élus régionaux critiquent la réponse du gouvernement
Mercredi, les élus en charge de l'éducation et de la jeunesse se sont exprimés devant la presse, affirmant leur position et renvoyant la responsabilité à l'État. Kamel Chibli a souligné la légitimité des revendications lycéennes et critiqué l'absence de réponse du gouvernement, en pointant les difficultés liées à Parcoursup, la surcharge des classes et le recours à des enseignants du privé.La Région attend de l'État qu'il partage la responsabilité financière
Guillaume de Almeida Chaves, conseiller régional chargé de la jeunesse, a déclaré que la Région assume sa part de responsabilité et attend de l'État qu'il fasse de même. La Région avance des chiffres faisant état d'une perte de 800 millions d'euros de dotations sur dix ans, dont 500 millions d'euros sur trois ans.De nouvelles demandes d'économies pourraient peser sur l'Occitanie
Le nouveau milliard d'euros d'économies demandé aux Régions coûterait à l'Occitanie entre 100 et 200 millions d'euros, soit l'équivalent de deux années consécutives de rénovation des lycées. Kamel Chibli a reconnu certaines insuffisances, notamment dans l'effort d'investissement et le besoin de dialogue et d'information pour la jeunesse, mais a insisté sur le fait que la Région ne peut pas faire des miracles face à de nouvelles coupes éventuelles.La Région affirme avoir préservé le financement de l'éducation
Malgré les contraintes budgétaires, la Région affirme avoir préservé l'éducation, en consacrant chaque année 74 millions d'euros pour soutenir les familles à travers des dispositifs tels que les ordinateurs, la gratuité des transports scolaires, les manuels scolaires et les équipements de formation professionnelle, soit plus de 1 000 euros par élève selon Kamel Chibli.