Une candidate écologiste soutient la proposition de loi sur le DPI-A

Marine Tondelier, candidate écologiste à l'élection présidentielle, a apporté son soutien à une proposition de loi transpartisane visant à légaliser le « diagnostic préimplantatoire des aneuploïdies » (DPI-A), un test qu'elle a utilisé lors de son propre parcours de procréation médicalement assistée (PMA), qui n'a pas abouti à une grossesse.

Le DPI-A réduit le risque de fausse couche

Ce test, actuellement interdit en France, examine la composition chromosomique des embryons avant leur transfert lors d'une fécondation in vitro. Une étude suggère qu'il pourrait faire passer le taux de fausses couches de 39 % à 2,7 %, offrant une solution potentielle à de nombreux couples suivis pour une infertilité.

Tondelier raconte son expérience personnelle

Marine Tondelier a annoncé son soutien à la proposition de loi sur Instagram, à l'occasion de la Journée de la fertilité, en faisant référence à un texte déposé à l'Assemblée nationale la semaine dernière. Elle a décrit son expérience personnelle de ce test, réalisé en Belgique pour un coût supérieur à 10 000 euros.

Des coûts élevés et des obstacles financiers

Elle a souligné que certaines femmes dans des pays européens où le DPI-A est légal paient jusqu'à 80 000 euros pour cet examen, mettant en avant les obstacles financiers auxquels sont confrontées les Françaises qui ne peuvent pas se permettre de se rendre à l'étranger pour le réaliser.

Le texte vise à écarter les craintes d'eugénisme

La proposition de loi, portée par la députée Constance de Pélichy (Liot), entend répondre aux craintes que ce test ne conduise à une forme d'eugénisme, en permettant de sélectionner des embryons selon des caractéristiques génétiques. Elle limite explicitement l'examen à la détermination du nombre de chromosomes et interdit de l'utiliser pour choisir le sexe de l'enfant ou d'autres caractéristiques génétiques.

Le DPI-A disponible dans d'autres pays de l'UE

Bien qu'il soit illégal en France, le DPI-A est accessible à celles qui peuvent se permettre de se rendre dans d'autres pays de l'Union européenne où il est autorisé. Marine Tondelier, conseillère régionale des Hauts-de-France, a jugé la situation actuelle inacceptable, car elle restreint l'accès à cet examen pour toutes les femmes.

La députée réclame une action législative rapide

Constance de Pélichy a demandé une première lecture rapide de la proposition de loi, déposée le 13 octobre, plutôt que d'attendre une future loi de bioéthique qui retarderait les changements juridiques. Elle souhaite inscrire le texte à l'ordre du jour transpartisan de l'Assemblée nationale dès la première semaine de décembre.