Des députés français poussent à légaliser le diagnostic préimplantatoire pour le dépistage des embryons, afin de réduire les risques de grossesse et de remédier aux inégalités médicales actuelles.
Des députés français proposent une nouvelle loi
Des députés ont présenté un projet de loi transpartisan visant à autoriser le diagnostic préimplantatoire des aneuploïdies (DPI-A) pour les couples ayant recours à la procréation médicalement assistée (PMA). Cette mesure modifierait les lois actuelles, qui interdisent cette procédure sauf dans les cas précis de maladies génétiques.Un projet soutenu par une association
Le texte a été rédigé en collaboration avec le collectif BAMP!, qui milite pour ce changement depuis 13 ans. Il a été déposé par Constance de Pélichy, députée du Loiret, avec d'autres députés issus de différents groupes politiques.Le DPI-A vise à détecter les anomalies chromosomiques
Le DPI-A consiste à analyser les cellules de l'embryon afin de repérer les anomalies chromosomiques avant l'implantation. Il serait autorisé dans des situations telles que l'âge de la mère supérieur à 35 ans, des échecs répétés d'implantation ou des maladies génétiques qui augmentent le risque d'aneuploïdies.Une demande importante
L'Agence de la biomédecine indique qu'environ 1 000 demandes de DPI-A sont formulées chaque année en France, dont les deux tiers sont acceptées. Toutefois, cette procédure est actuellement interdite en France, sauf dans les cas précis de maladies génétiques.Une procédure disponible dans d'autres pays
Le DPI-A est déjà autorisé dans des pays comme l'Espagne et la Belgique. Certaines patientes françaises se rendent à l'étranger pour y recourir, ce qui soulève des inquiétudes quant à l'inégalité d'accès aux soins médicaux et aux options de parentalité.Les partisans évoquent de meilleurs résultats
Constance de Pélichy, qui a elle-même eu recours à la PMA, affirme que l'autorisation du DPI-A améliorerait le processus de PMA en sélectionnant des embryons génétiquement viables. Cela pourrait réduire les risques de fausse couche et le recours à des interruptions médicales de grossesse.Un examen au cas par cas
Le projet de loi permettrait de proposer le DPI-A au cas par cas, par les centres de PMA. Son seul objectif serait de vérifier le nombre de chromosomes de l'embryon, afin de ne retenir que les embryons viables.La députée cherche un soutien politique
Constance de Pélichy vise à obtenir au moins 60 cosignatures afin d'inscrire le texte dans la semaine transpartisane de l'Assemblée nationale, fin novembre. Le processus parlementaire est décrit comme serré et exigeant un fort engagement politique.