Les titres-restaurant concernent un quart des salariés français

Environ 27 % des salariés français utilisent les titres-restaurant, un dispositif né dans les années 1960 qui permet aux salariés et aux employeurs de se partager le coût des repas, le montant étant exonéré de cotisations sociales et d'impôt sur le revenu.

Le dispositif s'étend aux supermarchés

Conçu à l'origine pour soutenir le secteur de la restauration, le dispositif des titres-restaurant s'est élargi en 2022 aux supermarchés et autres commerces alimentaires, afin d'aider les salariés à faire face à la hausse des prix. Ce changement a suscité un débat, en particulier chez les restaurateurs.

Les restaurateurs dénoncent des commissions élevées

Les restaurateurs sont de plus en plus nombreux à refuser les paiements en titres-restaurant en raison des « commissions » prélevées par les sociétés qui émettent ces titres. Sine, propriétaire d'un restaurant à Marseille, affirme que ses clients qualifient le système d'« arnaque », même si son établissement affiche toujours complet à l'heure du déjeuner.

Les commissions varient selon l'émetteur

Les sociétés émettrices prélèvent en général entre 1,5 % et 5 % du montant de chaque transaction, auxquels s'ajoutent des frais fixes. Par exemple, Pluxee, une marque du groupe Sodexo, facture 3,9 % par transaction, plus des frais fixes de 0,08 euro. Ces coûts incitent certaines entreprises à abandonner ce mode de paiement.

Certains commerces souhaitent malgré tout utiliser le dispositif

Malgré ces frais, certains commerçants préfèrent continuer d'accepter les titres-restaurant. Audrey et Charlotte, qui tiennent une fromagerie à Marseille, indiquent que de nombreux clients souhaitent payer avec ces titres. Toutefois, leur commerce relève d'une convention collective de l'industrie laitière, ce qui l'exclut du dispositif.

Passer dans la catégorie éligible est un défi

Pour accepter les titres-restaurant, la fromagerie tente de se faire reconnaître comme commerce alimentaire de détail, ce qui lui permettrait de bénéficier du dispositif. Cette démarche illustre la complexité de l'adaptation à des règles en constante évolution.