Plus de 80 % des migrations de main-d’œuvre en Afrique se déroulent à l’intérieur du continent, pourtant de nombreux pays affichent encore des attitudes négatives envers les migrants. Malgré cela, ces derniers sont souvent accusés à tort de problèmes économiques et sociaux qui dépassent leur contrôle. Ces reproches concernent notamment l’emploi, le commerce, l’accès au logement et aux services publics.
Le passage d’une attitude d’accueil à un rejet des migrants soulève des questions essentielles sur le rôle de l’instabilité économique, des inégalités et du discours politique dans la construction de la notion « d’étranger ». Il existe aussi une contradiction entre la vision panafricaine de libre circulation et la persistance des frontières, ainsi que le repli identitaire qui en découle.
Fatimata Wane s’est récemment entretenue avec Alfred Babo, anthropologue et professeur à l’université Fairfield, aux États-Unis. Spécialiste des questions de migration, des conflits sociaux et des enjeux fonciers en Afrique, Babo est l’auteur de L’« Étranger » en Côte d’Ivoire : Crises et controverses autour d’une catégorie sociale, publié aux éditions L’Harmattan.
Les travaux de Babo analysent la manière dont la notion « d’étranger » est construite en Côte d’Ivoire et les tensions qu’elle engendre. Ses recherches mettent en lumière les interactions complexes entre migration, identité et conflits sociaux au sein des sociétés africaines. À travers ses études, il cherche à éclairer les implications plus larges de la migration et les défis auxquels sont confrontés les migrants dans la région.
La migration africaine et la construction du « étranger » en temps de crise
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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