Chaque année, à la fin du mois d’octobre, des milliers de naturalistes se réunissent à Ménigoute, dans les Deux-Sèvres, pour le Festival international du film d’ornithologie (FIFO). À présent dans sa quarante-et-unième année, le festival a été fondé en 1985 par Dominique Brouard, qui a récemment évoqué ses origines ainsi que son lien indéfectible avec le monde naturel. Un extrait de ses réflexions sera publié dans le prochain numéro de Zéphyr, une publication dédiée aux photographes et vidéastes spécialisés dans la nature. Brouard, né en 1955 à Poitiers, a grandi à Vicq-sur-Gartempe, dans le département de la Vienne. Son enfance a été marquée par un profond respect à la fois pour les êtres humains et pour la nature, et il a très tôt développé une fascination pour le monde naturel, explorant les paysages locaux et observant des espèces devenues rares à cause de la chasse et du braconnage, notamment les oiseaux de proie.
Dans les années 1970, le gouvernement français a adopté en 1976 une loi visant à protéger la faune sauvage, bien que les changements aient été lents. Adolescent, Brouard pratiquait la spéléologie et l’escalade dans les vallées des rivières Anglin, Gartempe et Vienne. Il se souvient de la prudence dont il fallait faire preuve lors de l’exploration des grottes, en particulier pour protéger les chauves-souris, et passait ses étés aux Sables-d’Olonne, où il a découvert la plongée et la vie marine. Un membre de sa famille, son oncle Henri, lui a fait découvrir l’utilisation d’une caméra 8 mm, ce qui a éveillé son intérêt pour immortaliser sur pellicule la richesse ornithologique des marais vendéens.
Brouard a quitté sa ville natale de Vicq à l’âge de 15 ans pour intégrer un internat, où il a développé une curiosité aiguë et un intérêt marqué pour les questions sociales, notamment après les événements de mai 1968. Sa prise de conscience des enjeux environnementaux s’est renforcée plus tard, en particulier pendant l’élection présidentielle de 1974, lorsque René Dumont, premier écologiste à se présenter à la présidence, l’a profondément marqué. Tout au long des années 1970, il a travaillé dans l’éducation populaire, encadrant des séjours en centres de vacances et de loisirs. En 1974, il a expérimenté l’animation jeunesse dans les Pyrénées, puis a travaillé dans le Vercors, les Alpes-de-Haute-Provence et Chamonix avant de s’installer à Chamrousse, près de Grenoble, où il a œuvré dans un centre de jeunes montagnards à Lyon, qui a fermé au début des années 2000.
Avec son épouse, Marie-Christine, Brouard a consacré une grande partie de son temps à approfondir ses connaissances sur la nature. Marie-Christine s’est passionnée pour les plantes, tandis que Brouard se concentrait sur les animaux, et plus particulièrement les oiseaux. Il s’est également mis à la photographie et au tournage de films en super 8. Fasciné par les rapaces, il a soutenu le FIR (Fonds d’intervention pour les rapaces), une organisation fondée par Jean-François Noblet et Michel Terrasse, qui œuvrait pour la réintroduction d’espèces de rapaces comme le vautour noir dans les Cévennes. En 1981, Brouard a invité Michel Terrasse à s’exprimer à Chamrousse sur ses efforts en faveur de la protection de la faune et sur son travail de sensibilisation par le biais du cinéma. Terrasse, décédé en 2023, a encouragé Brouard à poursuivre ces initiatives, que ce dernier allait par la suite concrétiser dans la région des Deux-Sèvres.
Le fondateur du Festival du film d'ornithologie fait le point sur la conservation de la nature et son parcours personnel
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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