Manifestation contre le projet de canal

Près de 2 000 personnes ont manifesté contre le projet de construction du canal Seine-Nord Europe le 11 octobre 2025, dans le département de l'Oise, témoignant d'une forte opposition publique au projet.

Recours juridique examiné

Le tribunal administratif d'Amiens a examiné le 20 octobre le recours déposé par les associations Protection du territoire Seine-Escaut (PTSE) et Nord Nature Environnement contre l'autorisation environnementale du canal Seine-Nord Europe.

Détails du projet de canal

Cette voie d'eau de 107 kilomètres, qui doit être creusée le long du canal du Nord existant pour accueillir des péniches XXL, fait l'objet de vives critiques. Ses opposants estiment qu'elle pourrait nuire à l'environnement et aux populations locales.

Position du rapporteur public

Le rapporteur public a demandé le rejet du recours, écartant l'ensemble des arguments présentés par les associations, qui contestaient notamment les avantages revendiqués par le projet et son financement, jugé largement sous-estimé, ainsi que ses conséquences sur des espèces menacées.

Décision en attente

Le tribunal doit rendre sa décision le 13 novembre. L'avis du rapporteur public étant généralement suivi par les juges administratifs, les chances des opposants au projet de l'emporter sont désormais minces.

Mobilisation lors de l'audience

En marge de l'audience, environ 150 personnes se sont rassemblées à Amiens à l'appel du collectif Mega canal non merci, réunissant des riverains touchés par les travaux, des syndicats (Confédération paysanne, FSU, Solidaires), des associations (Nord Nature Environnement, PTSE, Wild Legal) et des partis politiques (La France insoumise, Les Écologistes, Union communiste libertaire, Nouveau Parti anticapitaliste).

Poursuite de la mobilisation

Le collectif a annoncé son intention de poursuivre la mobilisation sur les fronts juridique et militant, avec pour prochaine échéance le 29 octobre, date à laquelle une proposition de loi déposée par des députés insoumis pourrait être soumise au vote à l'Assemblée nationale afin d'instaurer un moratoire de dix ans sur le chantier.