Plusieurs candidats à la présidence des États-Unis envisagent d’introduire une « règle d’or » dans la Constitution. Cette règle fixerait un plafond maximal de déficit — soit la différence entre les dépenses et les recettes publiques — qui ne pourrait être dépassé lors de l’adoption des lois financières. L’objectif est d’instaurer une discipline budgétaire à long terme en limitant légalement le montant que le gouvernement peut emprunter chaque année. Philippe Juvin, député et rapporteur général du budget, membre de la Droite républicaine, a proposé une version plus stricte de ce concept. Lors d’un entretien sur Europe 1 le dimanche 4 octobre, il a suggéré que, si la règle d’or n’était pas respectée d’ici 2031 ou 2032, les parlementaires perdraient leur éligibilité pour se représenter. Juvin qualifie cette mesure de « proposition d’ordre constitutionnel » et affirme que ce délai permettrait aux créanciers du pays de stabiliser l’économie sans subir de dommages. Juvin a expliqué que ce calendrier avait été choisi pour offrir un « délai raisonnable et compréhensible » aux obligations financières du pays. Il a souligné la nécessité d’obliger les législateurs à soutenir des budgets équilibrés, affirmant que, sans de telles contraintes, il serait presque impossible d’atteindre une responsabilité fiscale. Il a également précisé que cette règle s’appliquerait non seulement aux parlementaires, mais aussi aux ministres candidats à des fonctions électives. Alors que certains candidats à la présidence se concentrent sur l’établissement d’une règle d’or limitant le déficit de l’État, l’approche de Juvin cible directement le comportement des assemblées législatives. Il décrit sa proposition comme une « règle d’or qui s’applique aux assemblées elles-mêmes », affirmant qu’elle permettrait de rendre les élus directement responsables. Selon Juvin, cette mesure entraînerait une réduction rapide du déficit national.