Ancien Premier ministre entendu dans une enquête

L'ancien Premier ministre et candidat à la présidentielle Édouard Philippe a été interrogé toute la journée de jeudi par deux juges d'instruction financiers. Il a été placé sous le statut de témoin assisté dans l'enquête portant sur la gestion de la Cité numérique du Havre, ville dont il est maire depuis 2020. L'enquête porte sur des soupçons de détournement de fonds publics, de favoritisme et de harcèlement moral.

Pas de mise en examen pour l'instant

Selon un média, la justice n'a pas, à ce stade, mis en examen Édouard Philippe. Le statut de témoin assisté, moins incriminant qu'une mise en examen, écarte pour l'instant toute poursuite judiciaire contre le maire du Havre. Cette situation pourrait toutefois évoluer si de nouveaux éléments apparaissent au cours de l'enquête.

L'origine de l'enquête

L'affaire remonte à des accusations de Cornélia Findeisen, ancienne directrice générale adjointe de la communauté urbaine Le Havre Seine Métropole. Elle met en cause un contrat signé en juillet 2020 par Édouard Philippe et Stéphanie de Bazelaire, présidente bénévole de l'association LH French Tech, concernant l'animation de la Cité numérique du Havre. L'association devait bénéficier de 2,154 millions d'euros de compensation de service public.

La lanceuse d'alerte suit le dossier

Du côté de la plaignante, reconnue lanceuse d'alerte en janvier 2025, la procédure reste suivie de près. « Nous sommes satisfaits que l'enquête avance », a déclaré son avocat, Jérôme Karsenti. Il souhaite désormais consulter les déclarations de l'ancien Premier ministre. « Nous examinerons dans les meilleurs délais l'audition d'Édouard Philippe afin de comprendre la motivation des juges sur des faits qui nous paraissent graves », a-t-il ajouté.

La défense se félicite de ce statut

L'avocat d'Édouard Philippe, Emmanuel Marsigny, a déclaré : « Édouard Philippe accueille favorablement cette décision, qui confirme qu'il n'y a rien à lui reprocher dans cette affaire. »