Volkswagen fait face à un conflit social majeur : le syndicat IG Metall menace de grèves après l'annulation d'accords salariaux, réclamant une hausse de 5 % et une renégociation.
Le syndicat fixe un délai à Volkswagen
Le syndicat IG Metall a accordé à Volkswagen jusqu'à la fin du mois d'octobre pour revenir sur sa décision de résilier presque toutes les conventions collectives internes, faute de quoi des grèves pourraient éclater à partir de janvier.Volkswagen résilie les accords salariaux
Volkswagen a résilié des accords portant sur les salaires, le temps de travail, les congés, la classification des emplois, les primes et d'autres conditions d'emploi, tout en affirmant que les règles actuelles restent en vigueur jusqu'à la conclusion de nouveaux accords.Le plan de restructuration prévoit des suppressions d'emplois
Le plan de restructuration de Volkswagen, approuvé en septembre, vise à supprimer 100 000 emplois dans le monde d'ici 2030, dont la moitié ont déjà été mis en œuvre depuis 2024. Quatre usines allemandes risquent la fermeture.Les raisons des suppressions d'emplois et du gel des salaires
Volkswagen invoque la concurrence chinoise, les droits de douane et le coût de la transition vers les véhicules électriques pour justifier ces suppressions. L'entreprise envisage également de geler les salaires des 660 000 salariés dans le monde jusqu'en 2030.Les revendications du syndicat et les négociations salariales
IG Metall réclame une hausse de salaire de 5 % et souhaite que les négociations salariales débutent d'ici début décembre. Le syndicat insiste sur le fait que les discussions doivent commencer avant l'expiration, en 2027, de l'obligation de paix sociale en Allemagne.Les conséquences possibles d'une grève
Si Volkswagen ne revient pas sur sa décision, le syndicat menace de grèves de grande ampleur susceptibles de perturber les délais de livraison, même si aucune grève n'est possible avant janvier. Certains modèles sont déjà assemblés hors d'Allemagne.