Sœur Samia Jreij, une religieuse qui vit à Homs, en Syrie, depuis près de vingt ans, soutient les personnes en situation de handicap et les familles touchées par la guerre. Elle a fondé en 2006 le centre Le Sénevé, créé pour offrir des soins aux enfants et jeunes en situation de handicap, à une époque où de telles structures étaient rares et où beaucoup de personnes handicapées restaient isolées chez elles. Aujourd’hui, le centre accueille des enfants à partir de 3 ans jusqu’à des jeunes de 30 ans, sans distinction de religion. Lors d’un déplacement en France avec L’Œuvre d’Orient, sœur Samia a évoqué la mission du centre, guidée par la prière et l’espoir. Les journées y sont rythmées par des apprentissages et des activités visant à aider chaque personne à gagner en confiance. Les résidents plus âgés participent à des ateliers de menuiserie, de fabrication de bougies ou de couture, selon leurs capacités. Le centre organise également un grand festival annuel auquel sont conviés les habitants de Homs.
Au fil des années, Le Sénevé a élargi ses services pour inclure les personnes âgées en situation de handicap ou isolées, souvent parce que leurs parents sont décédés. Un foyer dédié a été créé pour offrir un environnement familial, avec accompagnement et soutien. La santé est un besoin essentiel, souligne sœur Samia, qui s’est efforcée d’y donner accès. En dehors du centre, elle s’est aussi investie dans la reconstruction de Homs. Lorsque la guerre a éclaté en 2011, son couvent et le centre se trouvaient dans une zone devenue un champ de bataille. Les bâtiments ont été détruits par les bombardements, et la communauté a dû quitter le quartier. En 2014, après la libération de la vieille ville de Homs, la communauté religieuse est revenue dans son couvent, en ruines. Un vaste projet de reconstruction a alors été lancé et se poursuit encore aujourd’hui. Chaque année, elle reconstruit un peu, explique-t-elle, tout en aidant les familles déplacées à rentrer chez elles.
Pendant la guerre, sœur Samia a lancé un projet de réhabilitation de logements pour aider les familles à revenir à Homs. Elle a aussi contribué à la création d’un dispensaire pour offrir des soins médicaux aux plus vulnérables. Les médicaments, les opérations et les autres services médicaux sont très demandés, et elle insiste sur le fait que la santé est un besoin fondamental qu’on ne peut ignorer. Dans tout son travail, sœur Samia refuse de se limiter à une aide matérielle. Une anecdote l’illustre : après la guerre, elle a rencontré une veuve dont le mari avait disparu et dont la maison avait été détruite. Elle l’a d’abord aidée à trouver un abri, puis lui a proposé un emploi au dispensaire. Avec le temps, la femme a retrouvé un sens à sa vie et de l’espoir, raconte sœur Samia. Le travail, explique-t-elle, apporte aux gens bien plus qu’un salaire : il leur donne de la dignité, des liens sociaux et une raison de se lever chaque jour. Les gens viennent la voir non seulement pour obtenir de l’aide, mais aussi pour partager leurs épreuves, et cette écoute peut être une source de courage. Parfois, redonner de l’espoir est plus précieux que donner des choses matérielles, souligne-t-elle.
Malgré les progrès, la Syrie reste confrontée à d’importants défis. À Homs, le coût de la vie a augmenté, l’accès aux soins reste difficile, et la situation sécuritaire reste instable. Sœur Samia s’inquiète particulièrement du départ des jeunes, car de nombreuses familles cherchent désormais ailleurs des opportunités qui n’existent plus en Syrie. Depuis la chute du régime de Bachar al-Assad, la situation ne s’est pas encore suffisamment stabilisée pour que les gens se sentent en sécurité quant à leur avenir. Pourtant, sœur Samia a choisi de rester. Elle explique qu’elle reste par fidélité à sa mission. Pendant la guerre, elle n’a pas quitté Homs, et elle veut encore aujourd’hui être aux côtés de ceux qui sont restés. Sa présence offre de l’espoir aux jeunes qui ont décidé de ne pas partir. Au fil des années, elle a appris à avancer sans perdre de vue la dimension spirituelle de son engagement. Pour elle, la prière est la chose la plus importante, dit-elle, et c’est elle qui lui donne la force de surmonter les épreuves et de rester aux côtés de ceux qui souffrent. À Homs, sœur Samia continue d’avancer, projet après projet, rencontre après rencontre. Dans une ville encore marquée par les cicatrices de la guerre, elle choisit de rester, de servir et de prier. C’est sa façon de semer l’espoir chez ceux qui sont restés et de les aider à croire à nouveau en demain.
Une religieuse syrienne œuvre pour reconstruire des vies à Homs, dévastée par la guerre
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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