Un somnifère peut devenir une habitude, et pour certains types de médicaments, les prescriptions doivent être limitées dans le temps, étroitement surveillées et régulièrement réévaluées. Ces médicaments, appelés benzodiazépines hypnotiques et substances apparentées, sont couramment utilisés pour traiter l’insomnie, mais présentent des risques en cas d’usage prolongé. En France, l’Assurance Maladie a souligné que ces traitements, comme le zolpidem et le zopiclone, ne doivent pas être prescrits pour une durée supérieure à quatre semaines, y compris toute réduction progressive de la posologie. Cette règle s’applique à une catégorie précise de médicaments pour le sommeil, et non à l’ensemble des traitements de l’insomnie. Pourtant, un nombre important de patients utilisent ces substances au-delà de la durée recommandée. Selon les données du système Sniiram de l’Assurance Maladie, couvrant la période de juillet 2023 à juin 2024, plus des deux tiers des adultes ayant reçu ces prescriptions ont dépassé la durée maximale autorisée. L’objectif n’est pas de stigmatiser, mais de veiller à ce que les prescriptions ne soient pas renouvelées automatiquement sans réévaluation. Les médicaments concernés sont les benzodiazépines et substances similaires prescrites spécifiquement pour les troubles du sommeil. Le zolpidem et le zopiclone figurent parmi les plus couramment utilisés dans cette catégorie. Il est important de préciser qu’il ne s’agit pas de l’ensemble des traitements de l’insomnie, car d’autres approches et médicaments existent en dehors de ce groupe. Ces substances peuvent être utiles dans certaines situations, mais leur utilisation doit être encadrée pour éviter tout risque de dépendance ou d’autres problèmes de santé. L’Assurance Maladie recommande que les prescriptions soient aussi courtes que possible et que la nécessité de poursuivre le traitement soit réexaminée avant chaque renouvellement. Cela permet d’assurer aux patients des soins adaptés sans recourir inutilement à ces médicaments sur le long terme. Pour en savoir plus, les lecteurs peuvent consulter Doctissimo.