Nadège Nzoyem défend les aires protégées

Nadège Nzoyem, directrice du Fonds mondial pour la nature (WWF) pour le bassin du Congo, affirme que les aires protégées restent préservées et que l'exploitation minière ne devrait pas être autorisée dans les régions désignées pour la conservation.

Les défis de la protection des territoires

Malgré ces affirmations, freiner l'expansion des industries extractives et garantir la protection effective de ces zones restent des défis majeurs dans l'ensemble de la région.

Une étude met en lumière les conflits liés aux ressources

Une récente étude souligne les tensions entre les objectifs de conservation et les intérêts liés à l'exploitation des ressources naturelles. Dans les pays tropicaux étudiés, les projets pétroliers et gaziers chevauchent près de 62 millions d'hectares d'aires protégées et de zones de conservation.

Les activités minières empiètent sur des terres protégées

Outre le pétrole et le gaz, les concessions minières empiètent sur 43 millions d'hectares supplémentaires. Dans le bassin du Congo, 29 % des zones essentielles à la biodiversité terrestre ne bénéficient toujours d'aucune forme de protection.

Interrogations sur l'efficacité de la protection

Ces constats soulèvent deux questions clés : quelles zones nécessitent encore une protection, et dans quelle mesure les mécanismes de protection existants peuvent-ils résister aux pressions des activités industrielles.

Le rapport du WWF fait état du déclin de la faune

Le Rapport Planète vivante 2026 du WWF renforce ces préoccupations, en signalant un déclin moyen de 80 % de la taille des populations d'animaux sauvages suivies sur le continent africain entre 1970 et 2022.