Une nouvelle étude publiée le 1ᵉʳ octobre 2026 dans JAMA Network Open a exploré comment l’activité physique pourrait influencer la santé mentale, les performances scolaires et le développement cérébral chez les adolescents. Les chercheurs ont utilisé les données de 5 515 adolescents d’environ 12 ans issus de la cohorte américaine de l’étude ABCD. Les participants portaient des bracelets connectés pendant trois semaines pour mesurer leur nombre moyen de pas quotidiens. Les scientifiques ont ensuite évalué leur santé mentale, leurs performances scolaires et certaines caractéristiques cérébrales observées grâce à des examens d’imagerie. L’étude a révélé que les adolescents qui marchaient davantage présentaient moins de problèmes de santé mentale un an plus tard. Les chercheurs ont observé une tendance progressive : par rapport à ceux qui faisaient moins de 5 000 pas par jour, ceux qui marchaient davantage présentaient, en moyenne, moins de symptômes psychologiques. Les bienfaits semblaient augmenter avec le nombre de pas, sans qu’un seuil précis ne marque la fin de l’effet. Les chercheurs ont résumé cette idée en déclarant : « Chaque pas compte. » Toutefois, ils ont souligné que l’étude ne prouve pas que marcher davantage protège directement la santé mentale. Elle met en évidence un lien, mais d’autres facteurs — comme l’environnement de vie, l’état de santé général, les habitudes familiales ou l’accès à des espaces verts — pourraient aussi jouer un rôle. L’étude s’est également penchée sur le développement cérébral et a constaté que les adolescents qui marchaient davantage présentaient une plus grande épaisseur corticale dans deux régions : le cortex paracentral et le cortex cingulaire antérieur rostral. Ces zones cérébrales sont associées au contrôle moteur, à certaines fonctions cognitives et à la régulation des émotions. Les analyses suggèrent que l’épaisseur du cortex paracentral pourrait expliquer le lien entre une marche plus active et une meilleure santé mentale un an plus tard. Cependant, les scientifiques sont restés prudents, notant que le développement cérébral à l’adolescence est un processus complexe et continu. L’étude ne démontre pas que la marche modifie directement la structure cérébrale. Les chercheurs se sont aussi intéressés aux performances académiques et ont constaté que le nombre de pas quotidiens n’était pas clairement associé à de meilleurs résultats scolaires. Certaines catégories montraient une légère différence positive, mais le lien global n’était pas aussi marqué que pour la santé mentale. Les auteurs ont suggéré que la réussite scolaire dépend de nombreux facteurs, tels que le milieu familial, la qualité de l’enseignement, les connaissances préalables et les méthodes d’évaluation. Ainsi, marcher davantage chaque jour ne garantit pas une amélioration mesurable des notes.