Une étude publiée en novembre 2025 dans Nature Medicine par des chercheurs de Mass General Brigham suggère que la marche quotidienne pourrait retarder le déclin cognitif chez les adultes à risque de maladie d'Alzheimer. L'étude a suivi 296 volontaires âgés de 50 à 90 ans, initialement exempts de problèmes de mémoire, sur une durée médiane de 9,3 ans, parfois jusqu'à 14 ans. Les chercheurs ont mesuré les niveaux d'activité à l'aide de podomètres portés à la taille pendant une semaine, offrant des données plus objectives que les questionnaires auto-déclarés.
Les résultats indiquent que marcher entre 3 000 et 5 000 pas par jour retarde l'apparition du déclin cognitif d'environ trois ans, tandis que marcher entre 5 000 et 7 500 pas par jour le retarde d'environ sept ans. L'effet protecteur atteint un plateau au-delà de 7 500 pas, ce qui suggère qu'une marche excessive n'est pas nécessaire pour continuer à protéger le cerveau. Ces conclusions mettent en lumière le potentiel des activités simples et quotidiennes dans l'influence de la santé cérébrale.
L'étude souligne le rôle de l'activité physique dans le ralentissement de l'accumulation de la protéine tau dans le cerveau, qui forme des enchevêtrements à l'intérieur des neurones et est étroitement associée à leur dégénérescence. Contrairement aux plaques amyloïdes, qui ne sont pas affectées par l'activité physique, le ralentissement de l'accumulation de tau explique 84 % du lien entre la marche et le déclin cognitif plus lent. Cependant, ces bénéfices n'ont été observés que chez les personnes dont le cerveau présentait déjà un excès d'amyloïde, indiquant que l'exercice agit principalement comme un frein une fois que le mécanisme de la maladie d'Alzheimer est déclenché.
Le mécanisme exact par lequel l'activité physique influence la protéine tau reste débattu. Les chercheurs évoquent des hypothèses comme une réduction de l'inflammation ou une augmentation de molécules telles que le BDNF et le VEGF-A, connues pour nourrir et protéger les neurones. Toutefois, l'étude reste observationnelle, et une partie de l'effet pourrait être inverse, avec une maladie invisible incitant déjà les personnes à moins bouger. Les auteurs prévoient de vérifier dans de futurs essais si l'augmentation du nombre de pas ralentit effectivement l'accumulation de tau, ce qui pourrait transformer la marche quotidienne en une recommandation médicale quantifiée.
La marche quotidienne liée à un déclin cognitif retardé chez les personnes à risque d'Alzheimer
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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