L’abri de nuit d’urgence situé rue de l’Industrie à Montpellier a fermé ses portes le 1er octobre, et cette décision continue d’alimenter les débats. Le 6 octobre, la question du logement des personnes sans-abri a été évoquée lors d’un conseil municipal. Hervé Martin, membre du Parti communiste français (PCF) et de la majorité municipale, a déposé une motion appelant l’État à reconsidérer la fermeture du centre Coallia et la réduction des places d’hébergement en hôtel. La motion vise à préserver et à renforcer la capacité de Montpellier à loger les sans-abri, tout en garantissant aux associations locales les moyens nécessaires à leur action.
Martin a rappelé que le logement d’urgence relève avant tout de la responsabilité de l’État. Il a souligné que la ville et la métropole participent à des dispositifs comme « Logement d’abord » et « Bail réel solidaire », qui privilégient l’accès à un logement stable pour les personnes sans-abri. Ces programmes, a-t-il indiqué, ont permis à plus de 600 personnes à Montpellier de quitter la rue. Le conseiller municipal s’est fermement opposé aux propos tenus récemment par Chantal Mauchet, préfète du département de l’Hérault, qui évoquait une « rationalisation » de l’hébergement d’urgence. Mauchet avait précisé que près de 2 600 places d’hébergement d’urgence étaient financées par l’État dans la région, pour un budget avoisinant les 30 millions d’euros.
Martin a rejeté l’idée de rationaliser la pauvreté, insistant sur le caractère inconditionnel de l’hébergement d’urgence. « Quand une personne est à la rue, notre première responsabilité collective est de lui offrir un toit », a-t-il déclaré. Le débat s’est déroulé dans un contexte marqué par des drames. Antoine Bertrand, conseiller municipal d’opposition du parti La France Insoumise (LFI), a rappelé la mort de deux sans-abri. Michaël, 32 ans, a été retrouvé sans vie le 27 septembre dans un abri de fortune près du cimetière Saint-Lazare, et Mohamed, 33 ans, est décédé peu après.
Bertrand a également mis en avant des chiffres fournis par les associations locales, selon lesquels environ 2 000 personnes vivent dans la rue à Montpellier, dont près de 150 enfants. Il a précisé que 85 % des demandes de logement adressées au 115 – le numéro national d’urgence pour les sans-abri – restent sans solution. Le conseil municipal a ainsi révélé l’aggravation de la crise du sans-abrisme dans la ville et les divergences croissantes sur les moyens d’y répondre.
Le conseil municipal de Montpellier débat de la fermeture d’un centre d’hébergement d’urgence et de la crise du sans-abrisme
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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