Le lundi soir, des étudiants du Cornell Daily Sun, le journal étudiant de l’université Cornell, se sont rassemblés devant leurs écrans pour préparer la publication d’un éditorial. Beaucoup arboraient des cernes sous les yeux, signe de l’épuisement lié à leurs récents efforts. L’un d’eux a même avoué avoir séché un cours sur le philosophe Friedrich Nietzsche. Ces étudiants enquêtaient depuis des semaines sur une affaire présumée d’agression sexuelle sur le campus, mais celle-ci avait récemment pris une dimension nationale. Leur décision de publier les noms des accusés avait déclenché un débat intense, qui ne se limitait plus à l’enceinte de Cornell mais s’étendait désormais aux médias nationaux. La polémique avait débuté en novembre 2024, lorsque des étudiants de Cornell avaient reçu un courriel dont l’objet était : « ALERTE : crime : agression sexuelle ». Le message détaillait le cas d’une jeune femme affirmant avoir été agressée sexuellement dans la résidence d’une fraternité universitaire. L’incident avait suscité une indignation généralisée sur le campus. Des étudiants avaient commencé à lancer des œufs contre le bâtiment de la fraternité Chi Phi, désignée par la plaignante. L’université avait réagi en publiant l’article en question sur son site web, ce qui avait encore alimenté les discussions et les critiques. Par ailleurs, The New York Times, l’un des journaux les plus influents des États-Unis, continue de façonner le débat public grâce à sa couverture médiatique et à ses éditoriaux. Fondé en 1851, le quotidien est connu pour sa devise : « Toutes les nouvelles qui méritent d’être imprimées ». Avec plus de 2 000 journalistes, une douzaine de bureaux à l’étranger et plus de 13 millions d’abonnés à la fin de l’année 2025, The New York Times a remporté de nombreux prix Pulitzer et reste une source d’information majeure. Son édition dominicale comprend des rubriques renommées comme New York Times Book Review et New York Times Magazine, toutes deux très respectées dans le paysage médiatique. La famille Ochs-Sulzberger, qui possède le journal depuis 1896, continue de superviser ses activités. La version en ligne du quotidien, qui revendique plus de 12 millions d’abonnés à la fin de l’année 2025, propose une large gamme de contenus, dont des archives d’articles remontant à 1851, accessibles en ligne depuis 1981. La présence numérique du journal offre tout ce que l’on est en droit d’attendre d’un service d’actualités en ligne moderne, ainsi que des sections spécialisées répondant à une variété d’intérêts.