France Télévisions a retiré un passage mettant en scène l’actrice et autrice Adèle Haenel de sa plateforme. Ce segment avait été diffusé originellement dans l’émission littéraire La Grande Librairie le 9 septembre 2026. Il comprenait une discussion de Haenel sur les violences sexuelles ainsi que ses critiques à l’encontre du « génocide en Palestine » commis par l’État d’Israël. Le passage a été supprimé du service de replay de la plateforme, France Télévisions invoquant une mesure de précaution et précisant que son service juridique analysait le contenu. L’organisme a réaffirmé son engagement en faveur du pluralisme et du droit du public à choisir entre des programmes reflétant des points de vue divers, tout en garantissant l’honnêteté de l’information. L’article 35 du cahier des charges, qui définit les obligations des diffuseurs du service public, stipule que les sujets controversés doivent être présentés avec honnêteté et que différentes perspectives doivent être représentées.
Adèle Haenel avait été invitée dans l’émission littéraire à l’occasion de la sortie de Viser juste (avec Gisèle Vienne, L’Arche). Dans le format « carte blanche », un invité est autorisé à présenter un texte qu’il a écrit, mettant en lumière le processus créatif dans ce programme littéraire. Haenel a occupé le siège de l’animateur Augustin Trapenard et a évoqué le moment où la parole aborde les violences sexuelles, en s’appuyant sur son expérience personnelle d’abus sexuels subis entre l’âge de 12 et 15 ans sous la direction du réalisateur Christopher Ruggia. Cette révélation avait donné lieu à un procès, aboutissant à une condamnation de Ruggia à cinq ans de prison, dont deux sous bracelet électronique en avril 2026. Haenel a également évoqué sa décision de quitter la cérémonie des Césars en 2020, lorsque Roman Polanski a reçu un prix, en raison des allégations de viol à son encontre.
Haenel a poursuivi en abordant le « génocide en Palestine » et la complicité de la France, déclarant : « Il faut parler pour redire ce qui est dans ce silence, afin que tout le monde l’entende : l’État d’Israël commet un génocide en Palestine et la France est complice. » Le terme « génocide » pour décrire les opérations militaires en Palestine reste contesté, malgré de nombreuses enquêtes, témoignages et éléments étayant cette interprétation. Fin 2024, Amnesty International avait estimé que la population palestinienne de Gaza était victime d’un génocide, suivies par des conclusions similaires de la part d’une Commission d’enquête internationale indépendante de l’Organisation des Nations unies.
Haenel a critiqué la suppression de son intervention sur son compte Instagram, affirmant que France 5 n’avait pas seulement effacé l’extrait, mais l’intégralité du programme. Elle a estimé que cette action illustrait la pertinence de ses propos sur la censure de certains mots et réalités. France Télévisions n’a pas fourni davantage de détails sur l’analyse juridique, mais l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom) publie chaque année un rapport sur le respect des obligations inscrites dans le cahier des charges. Des réactions de lecteurs ont exprimé des inquiétudes quant aux implications pour la démocratie et la liberté d’expression, certains dénonçant une application sélective des règles de modération et la présence de commentateurs d’extrême droite sur les chaînes du service public. D’autres ont défendu la position de Haenel sur la Palestine et son engagement contre les violences sexuelles, soulignant l’importance de dénoncer l’inacceptable.
France Télévisions retire le segment comprenant le commentaire d'Adèle Haenel sur la Palestine et la violence sexuelle
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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